chaumé
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Un champ chaumé.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée CHAUMÉ, ÉE.
chaume
nom, masculin, /ʃomə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) · 1877 (1 sens, 🟢 1 nouveau) — Académie 1935 (5 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Portion de la tige des céréales qui reste sur pied après la récolte.
Terme de botanique. Nom de toute tige cylindrique, simple ou rarement ramifiée, le plus souvent fistuleuse, offrant de distance en distance des nœuds d'où partent des feuilles alternes et engainantes : c'est la tige des graminées.
Champ où le chaume est encore sur pied. Les perdrix se réunissent dans les chaumes. Terme d'ancienne coutume. Chaumes, landes et bruyères.
Nous mîmes une demi-heure pour nous rendre à Athènes à travers un chaume de froment — Chateaubriand (1768-1848)
La paille qui couvre les maisons de village. Fig. Toit de la maison du paysan, du pauvre, et, par extension, cette maison même. Vous qui habitez sous le chaume. Être né, vivre sous le chaume, c'est-à-dire dans l'humble condition des paysans.
Le pauvre en sa cabane où le chaume le couvre — Malherbe (1555-1628)
Du chaume ! des roseaux ! voilà donc sa retraite ! — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Le latin calamus. Le bas-latin calma répond à chaume féminin, qui se trouve quelquefois dans l'ancien français.
Historique : XIIIe s. À Paris [j'] emportoie chaume, busche et estrain D'autre part sunt li mur de bue, Qui n'ont pas d'espès plaine paume ; S'est [la maison] toute coverte de chaume Sor ung poi de chaume ou de fain [foin] En yver, par la grant froidure, Se gisoit sor la chaume dure, Deux coutes metoit desus soi Premier ne demanderent qu'un peu de repostaille, Atout un pou d'estrain ou de chaume ou de paille Bien dire sans bien faire est comme feu de chaume Qu'on esteint de legier du pié ou de la paume XIVe s. Si tu sens que tes ennemis Viengne, prie tous tes amis Et fait tantost ton mandement.... Mais gar…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré — Supplément (1877) — entrée 2
s. m.
🟢 Nom donné, dans la Basse-Bourgogne, au sommet dénudé et pierreux des collines (on l'y fait féminin).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Botanique — Tige herbacée, creuse, simple, garnie de noeuds, qui est propre aux graminées, telles que le blé, l’avoine, etc.
Il désigne plus ordinairement, en termes d’Agriculture, la Partie de la tige du blé, du seigle, etc., qui reste dans le champ quand on les a coupés. Les chaumes sont hauts, sont forts. Brûler les chaumes.
Il se dit, par extension, d’un Champ où le chaume est encore sur pied. Cette compagnie de perdrix s’est allée remettre dans un chaume. Battre un chaume.
Il se dit souvent aussi de la Paille qui couvre certaines maisons de village, certaines habitations de paysans, certains hangars. Toit de chaume.
Il se dit encore par extension et poétiquement en parlant d’une Chaumière quelconque. être né sous le chaume. Vivre, habiter sous le chaume.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- chaumes — pluriel — /ʃomə/
- chaume — singulier — /ʃomə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée chaume#14664.