chaton

chaton

nom, masculin, /ʃatɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (2 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Petit chat.

    Le cardinal de Richelieu ajouta encore une pistole pour les chatons — L. FEUGÈRE

Étymologie : Diminutif de chat ; provenç. cato ; catal. gató.

Historique : XIIIe s. Qui prendroit, biau filz, ung chaton Qui onques rate ne raton Veü n'auroit ; puis fust noris Sans ja veoir rat ne soris.... Et puis veïst soris venir ; N'est riens qui le peüst tenir Ce sache cil qu'à court ira, Et teiz sa droiture i achate Qui n'en porte chaton ne chate XVIe s. Prenez petits chiens ou chatons nouvellement nés, ou pigeonneaux

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Tête d'une bague, c'est-à-dire partie qui renferme la pierre précieuse.

  2. Pierres enchâssées. Elle avait au doigt une belle rangée de chatons.

Étymologie : Berry, chaton, coffret ou tiroir établi dans un coffre sur des liteaux intérieurs. Diez le tire de cassa, caisse, italien cassetta, cassettone, et par contraction castone, comme le parmesan castéin a de cassettina ; mais on ne voit pas comment une contraction, telle que casseton changé en caston, aurait pu se faire dans la langue d'oïl. Il faut y admettre le même radical que dans l'allemand Kasten, coffre, anglais chest, suédois kista, qui peut-être tire son origine du latin cista. Voyez aussi le bas-latin casticia, enclos, castulum, coffre.

Historique : XIIIe s. J'ai en ma main un tel anel ; Deux pieres a ens el caston XIVe s. Les entrechamps de grosses pelles [perles] fines et de chastons enchastonnez en fin or Pour cinquante que rubis, que esmeraudes petites, pour mettre en cinquante chastons d'or ; lesquielx chastons furent baillés audit Nicholas Waquier pour mettre en sollers de broudeure qu'il fit pour le roy à la feste de l'Estoile XVe s. Balais yssus de douze chastons d'or XVIe s. Trois petits chattons d'or à queue, où sont deux tables de dyamant triangles, et au troisieme est une rosette de dyamant

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 3

s. m.

  1. Terme de botanique. Épi long et flexible, ressemblant un peu à une queue, dont les fleurs sont incomplètes, c'est-à-dire qu'elles ne possèdent pas à la fois étamines et pistil (noyer, coudrier, saule, mûrier), et qui, articulé à sa base, se détache en entier après la floraison.

Étymologie : Chaton 2, par comparaison avec la fourrure du chat. Roulin cite le gaél. caiste, frisé.

Historique : XVIe s. N'estant tant à craindre le degast des chatons du couldrier par les froidures Le noier ne fleurit aucunement, comme la plupart des autres, seulement jette il des chatons pour avant-coureurs des nois prochaines, ainsi que font les coudriers et chesnes

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Petit chat.

  2. En termes de Botanique, il se dit de l’Assemblage des fleurs mâles et femelles de certains arbres, disposées sur un pédoncule grêle et ordinairement pendant, de manière à offrir quelque ressemblance avec la queue d’un chat. Le saule, le noyer, le coudrier, le chêne, etc., sont des arbres à chatons.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • chatons — pluriel — /ʃatɔ̃/
  • chaton — singulier — /ʃatɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée chaton#14612.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.