chatière
nom, féminin, /ʃatjɛʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Trou pratiqué à une porte pour le passage des chats. Par extension, une ouverture quelconque. Fig. Voie dérobée.
M. le prince, en arrière du service, regardait par la chatière et s'applaudissait de sa malice noire — Saint-Simon (1675-1755)
Pelletier, soutenu du crédit de son père, était introduit [pour être premier président] par la chatière de la main de Saint-Sulpice — Saint-Simon (1675-1755)
Pertuis qu'on ménage pour donner issue aux eaux d'un bassin.
Piége pour prendre les chats.
Étymologie : Chat ; picard, catière, gouttière.
Historique : XIIIe s. Et por tous ces ostex [hôtels, logis] se boutent, Ne clés ne barres ne redoutent, Ains s'en entrent par les fendaces, Par chatieres et par crevaces
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Ouverture qu’on pratique aux portes des greniers, ou ailleurs, pour laisser passer les chats. Faire une chatière à une porte.
Il signifie, par extension, Ouverture pratiquée pour l’écoulement des eaux d’un bassin.
Il se dit aussi d’un Piège pour prendre les chats.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- chatières — pluriel — /ʃatjɛʁə/
- chatière — singulier — /ʃatjɛʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée chatière#14610.