chat
adjectif
Grammaire et formes (4)
- chattes — pluriel féminin
- chats — pluriel masculin
- chatte — singulier féminin
- chat — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée chat#127034.
adjectif
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée chat#127034.
nom, masculin, /ʃa/
Petit mammifère carnivore de la famille des félidés, aux griffes rétractiles, domestiqué depuis l'Antiquité pour sa compagnie et la chasse aux rongeurs.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — relu en interne · méthode.
Voir aussi : forme féminine chatte
Expressions : appeler un chat un chat · avoir un chat dans la gorge · donner sa langue au chat
Frise des témoins : Littré 1873 (12 sens) — Académie 1935 (26 sens)
s. m.
Animal domestique, de l'ordre des carnassiers digitigrades. Il a joué avec les chats, se dit d'un homme qui a des égratignures au visage. Il est propre comme une écuelle à chat, se dit d'un homme malpropre. Dès que les chats seront chaussés, c'est-à-dire de bon matin. Familièrement. Aller comme un chat maigre, courir vite et beaucoup. Fig. Jeter le chat aux jambes à quelqu'un ou de quelqu'un, lui susciter des embarras. Fig. Emporter le chat, sortir d'une maison sans dire adieu à personne ; et aussi déménager complétement, le chat étant, de tous les animaux domestiques, le plus fidèle au logis. Fig. Cette fille a laissé aller le chat au fromage, elle s'est laissé abuser. Bailler le chat par les pattes, présenter une chose par l'endroit le plus difficile. Il n'y a pas là de quoi fouetter un chat, la faute n'a rien de grave, c'est une bagatelle. Se servir de la patte du chat pour tirer les marrons du feu, faire courir à un autre le risque d'une entreprise, d'une affaire dont on retirera seul le profit. Vendre chat en poche, ne point faire voir ce qu'on vend. Acheter chat en poche, conclure une affaire sans examen. On dit dans le même sens : acheter le chat pour le lièvre. Appeler un chat un chat, appeler les choses par leur nom. Il le guette comme le chat fait les souris, se dit d'un homme qui en épie un autre. Écrire comme un chat, écrire d'une façon illisible. Il a passé là-dessus comme chat sur braise, se dit d'une homme qui coule rapidement sur quelque fait délicat à rappeler, à mentionner, à raconter. Ces gens s'accordent, vivent comme chien et chat, c'est-à-dire ils ne peuvent se souffrir, ils sont toujours en querelle. Elle est friande comme une chatte, ou, simplement, c'est une chatte, se dit d'une femme très friande. Elle est amoureuse comme une chatte, se dit d'une femme d'une complexion amoureuse. Dans le langage familier, chatte s'emploie adjectivement quelquefois. Des manières chattes, des manières semblables à celles d'une chatte qui caresse, qui joue. Musique de chat, musique aigre et dissonante. Il n'y a pas un chat, il n'y a absolument personne. Je ne connais pas un chat dans cette ville, je n'y connais personne. Fig. Avoir un chat dans la gorge, éprouver dans le gosier un embarras soudain qui gêne la voix. C'est le chat ! manière populaire de répondre à une excuse personnelle à laquelle on ne croit pas. Votre fromage, ce n'est pas moi qui l'ai mangé. - Non, c'est le chat. Le verre, ce n'est pas moi qui l'ai cassé. - Non, c'est le chat. Mon chat, ma chatte, termes d'amitié très familiers qui se disent à un petit garçon, à une jeune fille ou femme.
Le chat est un domestique infidèle que l'on ne garde que par nécessité — Buffon (1707-1788)
Je mis Vambroc dans une soupente où il eût fallu être chat ou diable pour le trouver — Cardinal de Retz (1613-1679)
Par plaisanterie, chat fourré, nom donné à certains dignitaires qui portent des fourrures dans leurs habits de cérémonie, aux docteurs, aux magistrats. Terme de blason. Chat effarouché, celui qui est rampant. Chat hérissonné, celui qui lève le train de derrière plus haut que la tête.
Si les chats fourrés de la Sorbonne étaient assez fous pour lâcher un décret — Voltaire (1694-1778)
Terme de chasse. Chat haret, chat sauvage, et aussi chat domestique qui se retire dans les bois et garennes, et y vit de gibier.
Terme d'histoire naturelle. Tout animal du même genre que le chat. Le lion, le tigre et le lynx sont des chats. Chat-cervier. Le chat-cervier proprement dit habite le Nord de l'Asie, et il ne faut le confondre ni avec le chat canadien, dit lynx du Canada, ni avec le chat roux, appelé chat-cervier des fourreurs. Chat à crinière, guépard. Chat musqué, civette.
Chat de mer, nom vulgaire de l'aphysie et de quelques coquilles hérissées d'épines. Un des noms vulgaires de la chimère monstrueuse, poisson chondroptérygien, qui est la chimère arctique de certains auteurs. Chat marin, nom vulgaire d'une espèce de phoque et de trois poissons.
S. m. plur. Folles fleurs des noyers, des coudriers, des saules.
Jeu d'enfants dans lequel l'un des enfants court après les autres ; et celui qui est pris le remplace. Chat coupé, le même jeu, avec cette condition que, si un troisième camarade passe entre le poursuivant et le poursuivi, c'est lui qui doit être poursuivi à son tour.
Terme de pêche. Petit grappin pour retirer la lesture échappée au fond de la mer.
Instrument à branches de fer élastiques dont on se sert pour visiter l'âme d'une pièce de canon. Chat à neuf queues, nom du fouet dont on se sert, dans l'armée anglaise, pour punir les soldats.
Matière étrangère et dure qu'on trouve dans l'ardoise.
Chevalet de couvreur. Terme de charpentier. Pièce de cuivre ou de fer percée d'un trou par où passe la corde de l'aplomb.
Chat-brûlé, nom d'une poire fort pierreuse, qui a la forme du martin sec et qui ne mûrit qu'à la fin de l'automne.
Étymologie : Wallon, chet ; bourguig. chai ; picard, ca, co ; provenç. cat ; catal. gat ; espagn. et portug. gato ; ital. gatto ; du latin catus ou cattus, qui ne se trouve que dans des auteurs relativement récents, Palladius, Isidore, et qui était un mot du vulgaire. Il appartient au celtique et à l'allemand : irl. cat ; kymri, kâth ; angl. sax. cat ; ancien scandin. köttr ; allem. mod. Katze. D'après Isidore, cattus vient de cattare, voir, et cet animal est dit ainsi parce qu'il voit, guette ; catar, regarder, est dans le provençal et dans l'ancien français chater (Roncisv. p. 97.) Mais on ne sait à quoi
Historique : XIIIe s. Rien seit chaz cui barbes il loiche [lèche] Li fiz au chat doit prendre la souriz Ochaison a qui son chat bat Uns pliçons gris vaut mielz que deus de chas Chaz eschaudez iaue crient Là où kas n'est, li souris se revele [prend ses ébats] De castiier cat qui est vieus Ne puet nus hom venir à cief [à bout] Dont fist Hues d'Aire faire un chat [machine de guerre], et le fist bien cuirier et acesmer Piaus de chaz privez que l'en appele chat de feu ou de fouier Si cum li chas set par nature La science de surgeüre, Nonques n'en fu mis à escole Femme semble trois choses, louve, goupille et cha…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n.
Animal domestique de l’ordre des Carnassiers et de la famille des Félins. Chat noir, gris, etc. Chatte blanche. Chat angora. Ce chat est bon pour les souris. Le chat miaule. Le chat guette la souris. Rôder comme un chat. Chat sauvage.
Chat-tigre, Variété de chat sauvage de l’Amérique méridionale. Voyez
MARGAY.
Fam., Elle est friande comme une chatte, ou absolument, C’est une chatte, se dit d’une Femme très friande.
Fam., Elle est amoureuse comme une chatte, se dit d’une Femme qui est de complexion amoureuse.
Fam., Il le guette comme le chat fait la souris, se dit d’un Homme qui en épie un autre.
Prov. et fig., à bon chat, bon rat, Bien attaqué, bien défendu.
Prov., Ces gens s’accordent, vivent comme chiens et chats, Ils ne peuvent s’accorder, ils ne sauraient vivre ensemble.
Chat fourré. Voyez
FOURRER.
Prov. et fig., La nuit tous les chats sont gris, La nuit il est aisé de se méprendre, de ne pas reconnaître ceux à qui on parle. Il signifie aussi que, dans l’obscurité, il n’y a nulle différence, pour la vue, entre une personne laide et une belle personne.
Prov. et fig., Quand les chats n’y sont pas les souris dansent, Quand les maîtres, les chefs n’y sont pas, les écoliers, les inférieurs prennent leurs ébats.
Fam., Il n’y a pas là de quoi fouetter un chat, L’affaire, la faute dont il s’agit n’est qu’une bagatelle.
Fam., écrire comme un chat, écrire d’une manière illisible.
Fam., Retomber comme un chat sur ses pattes, Se tirer adroitement des situations difficiles.
Fam., La bouillie pour les chats, Travail mal exécuté, négligé.
Jouer au chat perché, Jeu d’enfant où l’on ne peut prendre que ceux qui ne sont pas perchés sur un meuble, un banc de jardin, une pierre, etc.
Prov. et fig., Se servir de la patte du chat pour tirer les marrons du feu, Se servir adroitement d’un autre pour faire quelque chose de périlleux dont on espère recueillir le profit.
Prov. et fig., Chat échaudé craint l’eau froide, Quand une chose nous a causé une vive douleur, nous a été très nuisible, nous en craignons même l’apparence.
Prov. et fig., Acheter chat en poche, Conclure un marché sans connaître l’objet dont on traite. Vendre chat en poche, Vendre une chose sans l’avoir montrée.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée chat#14604.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.