chasteté
nom, féminin, /ʃastəte/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Vertu des personnes chastes. La chasteté dans le mariage.
La chasteté déjà, la rougeur sur le front, Avait chez les humains reçu plus d'un affront — Boileau (1636-1711)
Par extension, abstinence entière des plaisirs de l'amour. Faire vœu de chasteté.
Il faudra garder la chasteté — Bossuet (1627-1704)
Fig. Correction, pureté.
Chasteté de style — COSTAR
Étymologie : Provenç. castitat, castetat ; espagn. castidad ; portug. castitade ; ital. castità ; du latin castitatem, de castus, chaste.
Historique : XIIe s. Vous portiez le pris de beauté Et l'enseigne de chasteé XIIIe s. Chasteé, qui dame doit estre Et des roses et des boutons Et Drois, et Chasteé et Fois S'enfoïrent à cele fois XIVe s. La beauté et la chasteté de Lucrece Luxure est le pechié, la vertu contraire est chasteté XVe s. Comment, parler.... Et de chasteé est-ce offense ? En icelle fontaine, pour soi rafreschir, se baignoit Diane, la deesse de chasteté XVIe s. Il [Charles-Quint] aime la religion, justice et chasteté
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
état de celui qui s’abstient en amour de tout plaisir illicite. Garder la chasteté. Chasteté conjugale. Par extension, Chasteté des yeux, des gestes, du style.
Il signifie aussi Entière abstinence des plaisirs de l’amour. Chasteté perpétuelle. Faire voeu de chasteté.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- chastetés — pluriel — /ʃastəte/
- chasteté — singulier — /ʃastəte/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée chasteté#14597.