charnage

charnage

nom, masculin, /ʃaʁnaʒə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Temps dans lequel l'Église catholique permet de manger de la chair. Vieux.

    Cette dorure [mélange de blancs d'œuf et de jaunes pour dorer la pâtisserie] est la dorure de charnage ; car, pour la dorure de carême, ce n'est que des œufs de brochet détrempés avec un peu d'eau — Richelet (1626-1698)

Étymologie : Wallon, charnèie ; namurois, chaurnaie ; provenç. carnatgue ; du bas-latin carnaticum, du latin caro, carnis, chair (voy. CHAIR et comp. CARNAGE).

Historique : XIIIe s. Nus ne puet ne ne doit ouvrer en charnage puis vespres sonans, au dit mestier, ne en quaresme puis complie sonant Chascun jor en la quarantaine Et une foiz en la semaine La batoient, ce vous redi, En charnage, le vendredi XVe s. Car karesme vient et commande A charnaige, tant qu'on le mande, Que pour ung temps se tire arriere

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • charnages — pluriel — /ʃaʁnaʒə/
  • charnage — singulier — /ʃaʁnaʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée charnage#14509.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.