chapiteau

chapiteau

nom, masculin, /ʃapito/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Terme d'architecture. La partie du haut de la colonne qui pose sur le fût. En général, ornement de diverse forme qui surmonte et couronne certaines parties. En menuiserie, corniches et autres couronnements des buffets, armoires, etc.

    Il faut que l'épaisseur de tout le chapiteau [de l'ordre ionique] soit partagée en sorte que, de neuf parties et demie qu'elle contient, la volute pende de la largeur de trois au-dessous de l'astragale du haut de la colonne, tout le reste étant employé à l'ove, au tailloir qui est mis dessus, et au canal — Charles Perrault (1628-1703)

    Les proportions du chapiteau corinthien doivent être ainsi prises : il faut que le chapiteau avec le tailloir ait autant de hauteur que le bas de la colonne a d'épaisseur ; que la largeur du tailloir soit telle que la diagonale qui est depuis un de ses angles jusqu'à l'autre ait deux fois la hauteur du chapiteau ; car de là on prendra la juste mesure des quatre côtés du tailloir ; la courbure de ces côtés en dedans sera de la neuvième partie du côté à prendre de l'extrémité d'un des angles à l'autre ; le bas du chapiteau sera de même largeur que le haut de la colonne, sans le congé et l'astragale — Charles Perrault (1628-1703)

  2. La couverture mobile d'un moulin à vent.

  3. La partie supérieure de l'alambic où viennent se condenser les vapeurs. Chapiteau à bec. Chapiteau aveugle, sans bec.

  4. Le carton roulé en entonnoir qu'on met au haut d'une torche pour recevoir la cire ou la poix qui coule. Terme d'artificier. Cornet placé au sommet d'une fusée volante. Terme de botanique. Certaines parties des fleurs et des fruits. Le dessus d'une presse à estampes.

  5. Petit couvercle fait de deux ais joints en angle dièdre, que l'on place sur la lumière d'un canon. Couronnement du corps du fourreau de certaines armes blanches.

Étymologie : Picard, capiteau ; provenç. et espagn. capitel ; ital. capitello ; du latin capitellum, diminutif de caput, tête (voy. CHEF).

Historique : XVe s. Et ces dorures Sur chapiteaux et pommeaux à pointures [peintures] D'or et d'azur....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. T. d’Architecture — Partie du haut de la colonne sur laquelle est posée la frise et qui repose sur le fût. Chapiteau corinthien. Chapiteau ionique.

  2. Il se dit, dans un sens plus général, de Quelques autres ornements d’architecture qui forment la partie supérieure, le couronnement de certaines choses. Chapiteau de pilastre. Chapiteau de balustre. Chapiteau de couronnement. Chapiteau de niche, etc.

  3. Par extension, il se dit des Corniches et autres couronnements qui se posent au-dessus des buffets, des armoires et d’autres ouvrages; de la Partie supérieure d’un alambic, dans laquelle se condensent les vapeurs qui s’élèvent de la cucurbite; d’un Morceau de carton en forme d’entonnoir, qui se met vers le haut d’une torche, pour recevoir ce qui en dégoutte de cire ou de poix; d’un Cornet placé au sommet d’une fusée volante, etc.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • chapiteaux — pluriel — /ʃapito/
  • chapiteau — singulier — /ʃapito/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée chapiteau#14411.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.