champart
nom, masculin, /ʃɑ̃paʁ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de jurisprudence féodale. Une certaine portion des fruits que le seigneur percevait sur l'héritage donné à cens.
Dites aux femmes ce que c'est que fiefs, rentes, dîmes inféodées, droit de champart, lods et ventes — Fénelon (1651-1715)
Les autres [contributions] se lèvent en espèces lors de la récolte à une certaine quotité, plus ou moins, selon la quantité des gerbes que la terre donne ; et c'est ce qu'on appelle champart ou agrier — Vauban (1633-1707)
Étymologie : Campi pars, de campus, champ, et pars, partie (voy. PART, s. f.).
Historique : XIIIe s. Ventes de vilenages de cans à campart poent bien qeoir [tomber] en pris de terre XVIe s. Qui tient terres sujettes à champart n'en peut lever la desblée sans appeler le seigneur, sur peine de l'amende Terres tenues en fief ne doivent champart
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- champart — pluriel — /ʃɑ̃paʁ/
- champarts — pluriel — /ʃɑ̃paʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée champart#14277.