chamade
nom, féminin, /ʃamadə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Signal militaire, qui se donne avec le tambour ou la trompette, pour avertir qu'on veut traiter avec l'ennemi. Fig. Battre la chamade, se rendre, céder.
Le onzième [jour] de tranchée ouverte, la chamade fut battue, et la capitulation telle à peu près que les assiégés la désirèrent — Saint-Simon (1675-1755)
Je me mis sur nouveaux frais à presser la place, jusqu'à ce qu'enfin la señora Mencia battit la chamade — Lesage (1668-1747)
Batterie de tambour pour attirer les curieux, en termes de bateleur.
Étymologie : Portug. chamada ; de chamar, appeler, du latin clamare (voy. CLAMEUR) ; ital. chiamata, de chiamare.
Historique : XVIe s. St Gelais fit faire quelques chamades à son trompette, et puis l'envoia parler aux capitaines, si glorieusement, qu'ils se rendirent Le duc, ayant chassé le tambour qui avoit fait la chamade, ne respondit que menaces à leurs promesses Les chiamades et salves de tant de chiormes, de sorte qu'il n'estoit pas possible d'ouyr un plus grand bruit Il print ung trompette.... et la chiamade faicte, on demanda ce qu'il vouloit Après que la trompette eust commencé la chamade de bien loing, on leur ouvrit fort courtoisement
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Guerre — Signal que des assiégés donnaient avec la trompette ou le tambour, quelquefois en arborant un drapeau blanc, pour avertir qu’ils voulaient parlementer. Battre la chamade. Sonner la chamade.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- chamades — pluriel — /ʃamadə/
- chamade — singulier — /ʃamadə/
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