chalandise
nom, féminin, /ʃalɑ̃dizə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Affluence de chalands, vogue.
L'enseigne fait la chalandise — La Fontaine (1621-1695)
Pour attirer du peuple et de la chalandise — Boursault (1638-1701)
Les relations habituelles qui constituent le chaland ; le chaland lui-même. Vous êtes trop cher ; vous n'aurez pas ma chalandise. Ce marchand a perdu toutes ses anciennes chalandises. Il n'a que de bonnes chalandises. On dit aujourd'hui ordinairement pratique.
Oui, toute notre marchandise Ne saurait dignement payer L'honneur de votre chalandise — BENSERADE
Si j'étois que de vous, je chasserois bien cette chalandise-là
Historique : XVe s. Or me cuidai trop bien parfaire Pour prendre aillours ma calandise ; Si me mis en la marchandise Seigneurs, nous vous disons pour le mieux que vous n'ayez nulle accointance ni challandise à ceux de Flandre XVIe s. Au lieu que les marchands prient les plus belles, celles-cy laides prient les marchands de prendre et achepter de leurs denrées, qu'elles leur laissent pour rien et à vil prix ; car le plus souvent leur donnent de l'argent pour s'accoster de leurs chalandises Il eut peur de perdre sa chalandise Ainsi faisoyent aulcuns chirurgiens de Grece les operations de leur art sur des esc…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- chalandises — pluriel — /ʃalɑ̃dizə/
- chalandise — singulier — /ʃalɑ̃dizə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée chalandise#14184.