cerf
nom, masculin, /sɛʁ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Nom de genre d'un ruminant à cornes pleines ou osseuses, et caduques, rondes, ramifiées ; et, en particulier, nom d'une bête fauve de nos forêts, cerf commun (cervus elaphus, L.). Le bois ou la tête d'un cerf. Les andouillers de la tête d'un cerf. Lancer, détourner, courre, prendre le cerf. Être à la mort du cerf. Un cerf bien donné aux chiens est à demi pris. Les petits se nomment faons, pendant un an entier ; daguets, la seconde année ; cerfs à leur première tête, pendant la troisième ; cerfs à leur seconde et troisième tête, pendant la quatrième et la cinquième ; cerfs à dix cors jeunement, pendant la sixième ; cerfs à dix cors, pendant la septième ; grands cerfs, à huit ans ; et grands vieux cerfs, à neuf. Voy. TÊTE et CORS. Familièrement. C'est un cerf, il court avec une très grande rapidité. Il a des jambes de cerf, il a des jambes rapides ou minces comme celles du cerf. Os de cœur de cerf, os qui, se trouvant dans le cœur du cerf, a été employé jadis dans les maladies du cœur, mais qui est tout à fait inerte. Terme de blason. Cerf sommé, cerf ramé de 9, 10, 13 cors et quelquefois davantage. Fig. Un cerf, un couard, un lâche. Je craindrais plus, disait un militaire, une armée de cerfs commandée par un lion, qu'une armée de lions commandée par un cerf.
Le carnage du cerf se préparant aux chiens — Rotrou (1609-1650)
Dans le cristal d'une fontaine Un cerf se mirant autrefois Louait la beauté de son bois Et ne pouvait qu'avecque peine Souffrir ses jambes de fuseaux — La Fontaine (1621-1695)
Terme de vétérinaire. Mal de cerf, nom vulgaire donné au tétanos chez le cheval, à cause de la roidure de l'encolure.
Parc aux cerfs, petite maison où Louis XV avait une espèce de sérail.
Étymologie : Bourguig. çar ; provenc. cerv, cer ; espagn. ciervo ; ital. cervo ; du latin cervus ; comparer le bas-breton, karô ou karv, cerf ; l'anc. haut allem. hir-uz ; allem. mod. Hirsch.
Historique : XIe s. Si com li cers s'en va devant les chiens Les mains [ils] lui lient à courreies de cerf [Il] met lui au poing de cerf le destre gant XIIe s. Si com li cers fuit devant le levrier XIIIe s. Sur un bon chaceour [cheval] le cerf tant [il] parsuivi XIVe s. Car un proverbe dit par vraie auctorité : Nature fait le cerf tracier au bois ramé Le col estendu comme cerf en lande Quand le lion voit ou treuve un serf ou une chievre salvage XVIe s. Au cerf la biere, au sanglier le miere [c'est-à-dire les plaies faites par le cerf sont mortelles ; celles que fait le sanglier reclament le médecin ; prove…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
(Au pluriel on ne prononce pas l’F.) Bête fauve, du genre des Ruminants, qui porte sur la tête des cornes ramifiées appelées Bois. Un jeune cerf. Un vieux cerf. Un cerf dix cors. Le bois d’un cerf. Un cerf qui brame. Lancer le cerf. Chasser, courir le cerf. Un cerf qui tient les abois. Un pâté de cerf. Des filets de cerf.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- cerfs — pluriel — /sɛʁ/
- cerf — singulier — /sɛʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée cerf#14089.