censuré
adjectif
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Opinion malsonnante et censurée par l'Église.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- censurées — pluriel féminin
- censurés — pluriel masculin
- censurée — singulier féminin
- censuré — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée censuré#102834.
censure
nom, féminin, /sɑ̃syʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (7 sens)
Littré (1873)
s. f.
Dans l'ancienne Rome, dignité et fonction de censeur.
En langage ecclésiastique, improbation, condamnation de propositions, d'ouvrages où il s'agit de dogmes. Il y a eu une censure de la Sorbonne contre tel livre. Censures ecclésiastiques, les menaces que fait l'Église des peines qui seront encourues si l'on contrevient à ce qu'elle ordonne ; ou les peines mêmes quand elles sont encourues, telles que l'excommunication, l'interdiction, la suspension, etc. Toutes les provisions de la cour de Rome portent absolution des censures.
Il a été permis à ce complaignant, pour avoir preuve du vol à lui fait, de se pourvoir par monitoires et censures ecclésiastiques — Furetière (1619-1688)
Peine disciplinaire que prononcent contre un de leurs membres les corps de magistrature, l'ordre des avocats, les chambres des notaires, des avoués, et les assemblées délibérantes.
Critique à l'effet de corriger.
J'ai besoin d'un remède et non pas de censure — Jean Mairet (1604-1686)
Tels abus méritent censure — La Fontaine (1621-1695)
Examen des écrits, journaux, pièces de théâtre, dessins, fait avant qu'ils paraissent, par des agents du gouvernement. Les journaux furent soumis à la censure. Abolir la censure. La censure dramatique. Le corps même des agents qui examinent. La censure refusa son approbation.
Étymologie : Censura, de census, cens ; provenç. et espagn. censura.
Historique : XVIe s. La censure tourmente les pigeons, laissant aller les corbeaux libres
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Examen qu’un gouvernement fait faire des livres, des journaux, des pièces de théâtre, etc., avant d’en permettre la publication ou la représentation. établir la censure. Abolir, rétablir la censure. Censure préalable. Censure dramatique. Passer à la censure.
Il désigne par extension le Corps des personnes commises à cet examen. La censure ne permit pas l’insertion de cet article dans les journaux. Vers supprimés à la représentation par ordre de la censure.
Il signifie figurément Correction, répréhension. Soumettre ses écrits à la censure de quelqu’un. Souffrir la censure. S’exposer à la censure.
En matière de Dogme, il se dit spécialement d’un Jugement qui porte condamnation. La censure que la Sorbonne fit de tel livre, de telle proposition.
Il signifie aussi Excommunication, interdiction ou suspension d’exercice et de charge ecclésiastique. Il a encouru la censure. On dit également dans ce sens, au pluriel, Censures ecclésiastiques.
Il se dit encore de la Peine disciplinaire que les corps, les ordres, les communautés et les assemblées délibérantes prononcent contre un de leurs membres.
Il se disait encore de la Dignité et de la fonction de censeur chez les Romains. Durant la censure de Caton.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- censures — pluriel — /sɑ̃syʁə/
- censure — singulier — /sɑ̃syʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée censure#14000.