censive
nom, féminin, /sɑ̃sivə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
L'étendue des terres d'un fief qui devaient des cens. Il était dans la censive d'un tel.
Si j'achetais une toise de terrain dans la censive de monseigneur l'abbé, je deviendrais serf de monseigneur, et tout mon bien lui appartiendrait, fût-il situé à Pondichéry — Voltaire (1694-1778)
Terre possédée sous la condition d'un cens, primitivement par des vilains, des roturiers. Certaines terres furent données en fief, d'autres en censives.
Redevance en argent ou en denrées que certains biens devaient au seigneur dont ils relevaient.
Le laboureur cultivant pour soi seul, sans ferme ni censive — P. L. COURIER
Étymologie : Bas-lat. censiva, de census, cens.
Historique : XIIIe s. Tybaut tient vignes, trois arpenz, qui sont en tel leu, en tel censsive Et tout ainsi que comme noz disons des censix, disons noz de toz heritages tenus en vilenage Car autrement porroient avoir moult d'anui li segneur de qui les censives sunt tenues L'en doit semondre de chetel, segont la loi, et de heritages et de censives, à huit jorz, et de fiez, à quinze jors XVIe s. Pour les hommaiges, fiefs, denrées de censives, et tous les aultres droits seigneuriaux
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- censives — pluriel — /sɑ̃sivə/
- censive — singulier — /sɑ̃sivə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée censive#13995.