caveçon

caveçon

nom, masculin, /kavəsɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Demi-cercle de fer, qu'on met au nez des chevaux, pour les dompter par la contrainte qu'il leur cause en leur serrant les narines. Mettre un caveçon, donner un coup de caveçon à un cheval. Fig. Donner un coup de caveçon à quelqu'un, lui faire éprouver une mortification, rabattre ses prétentions. Avoir besoin de caveçon, être emporté, avoir besoin d'être retenu.

    Le roi ne fut pas fâché de donner à Barbézieux ce coup de caveçon [la nomination des maréchaux à son insu] — Saint-Simon (1675-1755)

    Cette préférence lui fut insupportable en elle-même, et encore par le coup de caveçon qu'elle lui donnait — Saint-Simon (1675-1755)

Étymologie : Wallon, cabason ; espagn. cabezon, collet de chemise ; ital. cavezzone. L'italien a cavezzine, les rênes, et cavezza, licou ; le vieux français, chevece, ouverture d'une cotte par où on passe la tête, collet ; et le bas-latin, capitium dans le même sens. Chevece, l'espagnol cabeza, le provençal cabeissa, perruque, le bas-latin capitium, sont des formes diverses d'un même mot dérivé de caput, tête (voy. CHEF). On voit la série des significations : tête, vêtement de la tête, vêtement du cou, collet, et finalement licou, d'où l'augmentatif caveçon. L'ancien français caveceüre, bas-latin cavezatur

Historique : XIIIe s. Li frains est moult biaus et moult ciers ; Oncques n'ot millor chevaliers [jamais chevalier n'en eut meilleur], La caveceüre estoit d'or

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. T. de Manège — Demi- cercle de fer, avec têtière et sous-gorge, que l’on met sur le nez des jeunes chevaux pour les dompter et les dresser. Mettre un caveçon à un cheval. Donner un coup de caveçon à un cheval.

  2. Fig. et fam., Il a besoin de caveçon, se dit d’un Homme naturellement fougueux et emporté qui a besoin qu’on le retienne.

  3. Fig., Donner à quelqu’un un coup de caveçon, Lui faire éprouver une mortification qui rabat son orgueil, ses prétentions.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • caveçons — pluriel — /kavəsɔ̃/
  • caveçon — singulier — /kavəsɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée caveçon#13888.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.