casuiste
nom, masculin, /kazɥistə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Théologien qui s'applique à résoudre les cas ou les difficultés de conscience par les règles de la raison et du christianisme. Par extension.
Si les Jésuites n'avaient que des casuistes relâchés, ils ruineraient leur principal dessein qui est d'embrasser tout le monde, puisque ceux qui sont véritablement pieux cherchent une conduite plus sûre ; mais comme il n'y en a pas beaucoup de cette sorte, ils n'ont pas besoin de beaucoup de directeurs sévères pour les conduire ; ils en ont peu pour peu ; au lieu que la foule des casuistes relâchés s'offre à la foule de ceux qui cherchent le relâchement — Pascal (1623-1662)
Le christianisme est bien différent dans les livres saints et dans les casuistes — Pascal (1623-1662)
Étymologie : Espagn. casuista ; ital. casista ; de casus, cas de conscience (voy. CAS). Il est écrit deux fois casuite dans Thiers, Superstitions, préface, éd. de 1697. Nous voyons par la 8e réflexion critique de Boileau sur Longin que Perrault écrivait toujours casuite ; Boileau lui reproche cette orthographe et dit qu'il faut écrire et prononcer casuiste.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Celui qui s’occupe de casuistique. Casuiste sévère, rigide, complaisant.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- casuistes — pluriel — /kazɥistə/
- casuiste — singulier — /kazɥistə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée casuiste#13650.