castille

castille

nom, féminin, /kastijə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Autrefois combat dans une lice.

    Il faut ranger dans cette espèce [de jeux] les joutes, les castilles, les pas d'armes — Chateaubriand (1768-1848)

  2. Aujourd'hui, terme familier qui se dit pour querelle, démêlé de peu d'importance. Chercher castille. Ils sont toujours en castille.

    Le soleil, en se levant, vit notre castille, et fut témoin comme elle me jeta un pot à la tête

    Avecque nous, si l'almanach ne ment, Les Castillans n'auront plus de castille ; Même au printemps, on doit de leur séjour Nous envoyer avec certaine fille [la reine Marie-Thérèse] Les jeux, les ris, les grâces et l'amour — La Fontaine (1621-1695)

Étymologie : Espagn. castillo, petit château, de castellum (voy. CHÂTEAU) ; il désignait, dans les anciens tournois, des imitations de châteaux, de tours, etc. qu'on attaquait, et de là il a été conservé pour débat, querelle. Dans le XVIe siècle, on avait le verbe se castiller et l'adjectif castilleux.

Historique : XVe s. Le roy s'en vint à Montferrant, Et puis fit faire une bastille, Auprès de Lormont accourant Pour à Bourdeaux faire castille Vous savez que le chevalier au daulphin et moy eusmes castille ensemble À la rescousse des deux chevaliers fut grosse la castille et grande, tant de l'une partie comme de l'autre Si vous requiers que vous me laissez paisible, ou, par la morbieu ! je vous livrerai castille Robin Paumier et icellui Thierry eurent grosse castille ensemble XVIe s. Je prends noise ou castille

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • castilles — pluriel — /kastijə/
  • castille — singulier — /kastijə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée castille#13632.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.