carton

carton

nom, masculin, /kaʁtɔ̃/

Définitions

  1. Matière rigide et épaisse fabriquée à partir de papier.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Boîte faite de cette matière, servant à ranger ou transporter des objets.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  3. Projet ou document élaboré mais jamais mis en œuvre ou finalisé, restant sans suite.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — ébauche — en attente de relecture · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (11 sens) — Académie 1935 (11 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Pâte faite avec du papier haché, mouillé et réduit en bouillie.

  2. Feuille épaisse faite avec cette pâte rassemblée et séchée dans une presse. Reliure en carton. Moulures de carton. Carton-pierre, pâte de carton préparée de façon à imiter des ornements en plâtre ou en pierre. Carton-cuir, carton imitant le cuir. Fig. Personnage de carton, homme qui n'a qu'un rôle de parade, sans action effective.

    Les nouvellistes font voler les armées comme des grues et tomber les murailles comme des cartons — Montesquieu (1689-1755)

    Lorsqu'on fait tourner des cartons peints de jaune et de bleu, on n'aperçoit qu'un cercle continu de couleur verte — Condorcet (1743-1794)

  3. Boîte faite de carton, pour serrer des papiers, rubans, dentelles, etc. Carton de bureau. Carton à chapeau. Carton de marchande de modes. Il, elle a longtemps porté le carton, se dit d'un commis qui a fait les commissions, d'une femme qui a porté pour une marchande de modes. Fig. Cette pièce de théâtre est restée dans les cartons, on ne la joue pas. Cette affaire dort, est ensevelie dans les cartons du ministère, elle est oubliée, elle n'aboutit pas.

  4. Carton de dessins, grand portefeuille de carton pour serrer des dessins.

  5. Dessin en grand sur papier que fait un peintre. Les cartons servent d'ordinaire au peintre pour faire sa fresque ; on les donne aussi pour modèle aux ouvriers en tapisserie. Les cartons de Raphaël à Hampton-Court.

    M. Bossi a découvert, je ne sais où, les cartons et les études de Léonard même — P. L. COURIER

  6. Terme d'architecture. Feuille de carton ou de fer-blanc chantournée, qui sert de modèle pour tracer les profils des charpentes.

  7. Terme de librairie et d'imprimerie. Feuillet supplémentaire d'impression qu'on est quelquefois obligé de faire pour remplacer quelques pages d'un livre, lorsqu'il s'y est glissé des fautes qu'on veut réparer. Cela se dit aussi des divisions d'une feuille ; ainsi les épreuves d'une feuille in-16 se divisent en deux cartons de seize pages chacun ; celles de la feuille in-4° en deux cartons de quatre pages.

    Le livre est imprimé ; mais on fera des cartons — Bossuet (1627-1704)

    Je ferai faire un carton pour le corriger, afin que tout soit exact — Bossuet (1627-1704)

  8. Partie du métier du fabricant de rubans, qui sert à déposer les navettes.

  9. Terme d'imprimerie. Maculature bien unie sur laquelle on colle des hausses pour remédier à l'inégalité du foulage.

  10. Terme de minéralogie. Carton de montagne, variété d'asbeste.

  11. Carton se dit quelquefois pour cartes, dans cette phrase familière : battre le carton, jouer beaucoup aux cartes. Il passe des journées entières à battre le carton.

Étymologie : Ital. cartone, de carta, papier, avec le suffixe augmentatif one.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Papier gros et fort fait avec des rognures, des chiffons, etc. Gros carton. Carton mince. Carton épais. Feuille de carton. Boîte de carton.

  2. Carton fin, Celui qui n’est fait que de plusieurs papiers collés les uns sur les autres.

  3. Il se dit encore de la Pâte même dont on fait le carton ordinaire et qui sert à la fabrication de divers autres objets. Moulures, bas-reliefs de carton. Poupée de carton. Masque de carton. Nez de carton.

  4. Fig. et fam., Personnage de carton, Homme qui n’a qu’un rôle de parade sans action effective.

  5. Il se dit aussi d’une Boîte faite de carton dans laquelle on serre des papiers ou des dentelles, des rubans, etc. Carton de bureau. Mettez ces billets dans un carton. Un carton à chapeau. Carton de modiste. Carton rond, carré, ovale.

  6. Cette pièce de théâtre est restée longtemps dans les cartons, Elle n’a été jouée que longtemps après avoir été reçue. Ce projet de loi est resté dans les cartons du Ministère, Il n’a pas été présenté aux Chambres.

  7. Carton de dessins, Grand portefeuille de carton dans lequel on serre des dessins.

  8. Il désigne encore une Plaque de carton qui sert de cible dans un tir.

  9. En termes d’Imprimerie et de Librairie, il se dit d’un ou de plusieurs Feuillets d’impression détachés d’une feuille entière. Ce volume a tant de feuilles et un carton de deux, de quatre pages. Il se dit plus particulièrement d’un Feuillet qu’on refait, à cause de quelques fautes qu’on y veut corriger ou de quelque changement qu’on y veut faire. Faire un carton. Mettre un carton à un livre.

  10. Il se dit encore de Dessins en grand, tracés sur du papier, d’après lesquels le peintre fait sa fresque, ou qu’on donne aux ouvriers en tapisseries pour servir de modèles. Les cartons de Raphaël.

  11. Il se dit aussi, en termes d’Architecture, d’une Feuille de carton ou de fer-blanc chantournée qui sert à tracer des profils.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • cartons — pluriel — /kaʁtɔ̃/
  • carton — singulier — /kaʁtɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée carton#13512.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.