Littré (1873)
s. f.
Nervure médiane des feuilles du cardon ou artichaut cardon cultivé pour servir d'aliment. Nom donné à la plante elle-même.
Côte, bonne à manger, des feuilles de poirée. Une botte de cardes de poirée ou de cardes poirées.
Tête épineuse de la cardère ou chardon à foulon, qu'on emploie pour carder la laine.
Machine garnie de chardons à foulon pour peigner le drap.
Peigne de cardeur, formé d'une planchette à manche, laquelle est garnie, d'un côté, de pointes de fil d'archal très fin.
Étymologie : Wallon, gâde ; espagn. carda, chardon et carde à carder ; ital. cardo, même sens ; bas-lat, cardo, instrument à carder ; de carduus, chardon (voy. ce mot), employé à carder la laine, et donnant son nom à l'instrument. On voit par là comment carde, légume, et carde, outil, sont un seul et même mot.
Historique : XVe s. Geta contre le dit Georget unes escardes qu'il avoit en sa main XVIe s. Ne se pouvans perdre les piquerons de la carde, manifeste clairement ce estre une espece de fruit separé, non l'artichau sauvage Par graine s'edifie la carde ou cardon
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).