capitulation

capitulation

nom, féminin, /kapitylasjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (5 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Terme de guerre. Convention qui règle à quelles conditions une place, un poste, une troupe se rendent. Obtenir, accorder une capitulation honorable. Faire sa capitulation. Recevoir à capitulation.

  2. Familièrement, conciliation. N'attendez de moi aucune capitulation. Capitulation de conscience, c'est-à-dire accommodement avec sa conscience.

    Le baron eut une capitulation digne de sa résistance — Antoine Hamilton (1646-1720)

    À un soldat qui s'est bravement défendu il est permis de capituler, et il est des capitulations de conscience si difficiles à ne pas accepter — SCRIBE

  3. Convention qui assure aux sujets d'une puissance certains priviléges dans les États d'une autre puissance, et, en particulier, la convention qui réglait les droits et devoirs des Suisses au service de France.

  4. La capitulation impériale ou les capitulations de l'Empire, certain nombre d'articles que l'empereur d'Allemagne jurait d'observer à son élection.

Étymologie : Bas-lat. capitulatio, de capitulare, capituler.

Historique : XVIe s. Les reitres se maintiennent aussi en la possession de leurs droits acquis, à sçavoir des hautes capitulations, et de se faire toujours payer sur les vieux roolles Ceulx-cy s'en retournerent pour consulter avecques leurs concitoyens, et feirent ainsi deux ou trois voyages, pour la dificulté de la capitulation

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. de Guerre — Composition, traité qu’on fait pour la reddition d’une place, d’un poste, d’une armée, ou pour mettre bas les armes. La capitulation d’une ville. Les articles de la capitulation. Une capitulation honorable, avantageuse. Faire sa capitulation. Violer la capitulation. Dresser, signer la capitulation. Recevoir à capitulation. La capitulation en rase campagne est regardée comme déshonorante.

  2. Il s’est dit aussi d’une Convention en vertu de laquelle les sujets d’une puissance jouissent de certains privilèges dans les états d’une autre.

  3. Il se dit surtout des Actes par lesquels des garanties et des privilèges sont assurés aux résidents et commerçants étrangers dans l’Empire ottoman. Les capitulations ont soustrait les Français établis dans les échelles du Levant à la juridiction territoriale.

  4. Il se dit encore, familièrement, des Moyens de rapprochement et de conciliation qu’on propose dans une affaire. On en vint à bout par capitulation. On finit par l’amener à une capitulation.

  5. Fig., Capitulation de conscience, Action de celui qui capitule avec sa conscience.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • capitulations — pluriel — /kapitylasjɔ̃/
  • capitulation — singulier — /kapitylasjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée capitulation#13051.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.