cape

cape

nom, féminin, /kapə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (6 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Manteau à capuchon fort en usage autrefois et dont les deux sexes se servaient. Fig. N'avoir que la cape et l'épée, être sans fortune. Fig. N'avoir que la cape et l'épée, n'avoir que des dehors, que l'apparence du mérite. Sous cape, en cachette, à la dérobée, en dessous.

    Ainsi mangeaient les princesses [sous François 1er] couvertes d'une cape de toile cirée — Voltaire (1694-1778)

    Et n'ayant pour tout bien que la cape et l'épée, Toute mon espérance aurait été trompée — Regnard (1655-1709)

  2. Actuellement, dans quelques provinces, vêtement dont les femmes se couvrent la tête et les épaules contre le mauvais temps. Sortir en cape.

  3. En termes de marine, la cape est la grande voile du grand mât. Être à la cape, se mettre, se tenir à la cape, se dit d'un navire qui, la barre sous le vent, et presque à sec de voiles, présente le côté afin de ne plus faire route.

Étymologie : Prononciation picarde de chape (voy. ce mot) ; bourguig. caippe.

Historique : XVIe s. Vestu simplement d'une meschante cappe Après quelques sacrifices faits, il vest la chappe de pourpre de la deesse Proserpine Quelques uns des soudards, en se mocquant, demanderent au herault, si, pour la venue d'une cappette et d'un baston de Lacedaemone, les Syracusains se sentoient si fortifiez qu'ils en deussent avoir les Atheniens en mespris .... Celuy qui de plein jour Aux cardinaux en cappe a veu faire l'amour Les autres qui parloient aussi de passer les monts, rioient sous chape Or je sens que mon lecteur me tire par la cape pour ce que je n'ai pas assez marqué la rupture des Es…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Vêtement de dessus ample et sans manches.

  2. Fig., N’avoir que la cape et l’épée, se disait autrefois d’un Gentilhomme, d’un cadet de bonne maison qui n’avait point de bien.

  3. Comédie de cape et d’épée, Roman de cape et d’épée, Comédie, roman dont les personnages sont des héros ou rappellent les héros de l’ancienne chevalerie.

  4. Fig., Rire sous cape, éprouver une satisfaction maligne, qu’on cherche à dissimuler.

  5. Il se dit aussi d’une Couverture de tête dont les femmes se servent en quelques provinces contre le vent et la pluie. Cape de taffetas. Cape de toile cirée. Sortir en cape.

  6. En termes de Marine, il se dit de la Situation d’un bâtiment qui a la barre du gouvernail sous le vent et qui ne conserve que très peu de voiles, afin de présenter le côté et ne plus faire de route. Mettre à la cape. être à la cape. Un bâtiment qui tient la cape est sans sillage et dérive beaucoup.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • capes — pluriel — /kapə/
  • cape — singulier — /kapə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée cape#12994.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.