capacité
nom, féminin, /kapasite/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873)
s. f.
Contenance d'une chose. Marmite d'une grande capacité. Mesures de capacité, celles qui sont destinées à mesurer les liquides ou les grains. Terme de physique. Capacité pour le calorique, faculté qu'ont les corps d'exiger des quantités différentes de calorique pour varier, sous le même poids, d'un même nombre de degrés de l'échelle thermométrique. Terme de chimie. Capacité de saturation, quantité pondérale d'acide nécessaire pour saturer une base, ou de base pour saturer un acide.
Il est visible qu'elles [les pensées] ne sont plus que l'esprit même, et qu'ainsi elles remplissent toute sa capacité — Pascal (1623-1662)
Les petites choses flottent dans sa capacité [du cœur] — Pascal (1623-1662)
Fig. Qualité de l'esprit capable. Preuve de capacité. Selon ma capacité. La capacité de l'esprit, la faculté qu'il possède de saisir et d'embrasser les choses.
Il ne faut pas moins de capacité pour aller jusqu'au néant que jusqu'au tout ; il la faut infinie pour l'un et pour l'autre — Pascal (1623-1662)
Un homme d'une si grande capacité — Bossuet (1627-1704)
Aptitude, en parlant des choses.
Dieu aura fait l'arrangement des lettres qui composent les mots et n'aura pas fait dans les lettres la capacité d'être arrangées — Bossuet (1627-1704)
Terme de droit. Faculté légale. Il a capacité pour tester. Brevet de capacité, brevet constatant qu'un individu est capable de donner l'enseignement primaire, élémentaire ou supérieur. En matière bénéficiale, les titres et capacités d'un ecclésiastique, les actes et pièces à l'appui de sa demande d'un bénéfice, et qui montrent qu'il est capable de le posséder. Terme de droit politique et néologisme. Les capacités, les personnes capables, par leur instruction ou leur position, d'exercer les droits politiques.
Terme de métaphysique. État passif et primitif de l'âme ; aptitude à recevoir toutes les impressions.
Étymologie : Provenç. capacitat ; espagn. capacidad ; ital. capacità ; de capacitatem, de capax, qui contient, de capere, prendre, contenir (voy. CAPTURE).
Historique : XVIe s. Ils faisoient tendre cette immense capacité [le cirque] de voiles de pourpre Les evenements sont maigres tesmoings de nostre prix et capacité Nous n'aurons à mettre en avant de longtemps des chefs de cette capacité Aussi surviendra empyeme si la matiere découle en la capacité du thorax
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n.f.
Propriété de contenir une certaine quantité de quelque chose; contenance.
La capacité d’un vase. La capacité du crâne. La capacité de l’estomac. Le litre est une mesure de capacité.
Fig., La capacité de l’esprit, L’étendue et la portée de l’esprit. Selon la capacité de son esprit.
Il signifie, en parlant des personnes, Habileté, aptitude. Avoir beaucoup de capacité, une grande, une vaste capacité. Avoir peu de capacité. Manquer de capacité. Faute de capacité. Juger de la capacité d’un homme par ses ouvrages.
En termes de Jurisprudence, il se dit de la Faculté qu’une personne a de contracter, de disposer, de donner ou de recevoir, soit par actes entre vifs, soit par testament, etc. La capacité des parties contractantes est une des conditions voulues pour la validité de tout contrat. La capacité d’un donataire est jugée par les lois existantes à l’époque de la donation.
Spécialement, Brevet de capacité, Brevet constatant qu’un individu est capable de donner l’enseignement primaire. Certificat de capacité, Certificat exigé des officiers ministériels.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- capacités — pluriel — /kapasite/
- capacité — singulier — /kapasite/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée capacité#12990.