cancan

cancan

nom, masculin, /kɑ̃kɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) · 1877 (1 sens, 🟢 1 nouveau) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Bruit, scandale fait mal à propos. Il fit un grand cancan de peu de chose. En ce sens on écrit aussi quanquan.

    Oui j'irais imiter ces faiseurs de cancans

    La reine au contraire tint bon, Et repartit toujours que non, Lui dit [au président Molé] que ce qu'elle a fait faire, Elle l'a jugé nécessaire, Et qu'il faisait un grand cancan D'un bruit qui n'était pas si grand — SAINT-JULIEN

  2. Bavardages, malins propos. Cette nouvelle n'est pas sûre, c'est un simple cancan. Il est en butte aux cancans d'une petite ville.

  3. Sorte de danse inconvenante des bals publics avec des sauts exagérés et des gestes impudents, moqueurs et de mauvais ton. Mot très familier et même de mauvais ton dans le dernier sens.

Étymologie : Quanquam, quoique, à cause de la querelle qu'excita dans les écoles du moyen âge la prononciation de ce mot, les uns disant kan-kan, à l'ancienne mode, les autres kouan-koua-m', à la nouvelle mode, qui est restée la nôtre. C'est là l'étymologie traditionnelle ; cependant il y a dans l'ancien français caquehan, assemblée tumultueuse, tapage, querelle : XIVe s. Les dits habitans se pourront assembler pour eux conseiller et taillier, sans qu'il puisse estre dit caquehan Comme les habitans de la ville d'Arras fussent alez par maniere d'assemblée, monopole et caquehan XVe s. Se nul est trouvé qui f

Historique : XVIe s. Trois ou quatre cents avocats du palais de Paris s'en allerent au greffe de la cour y remettre leurs chaperons et protester de cesser leur caquet ; de quoi les baguenaudiers et pedants firent de grands cancans, ainsi que si le royaulme eust du perir pour estre repurgé de ces chicaneurs

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré — Supplément (1877) — entrée 2

s. m.

  1. 🟢 Nom que les enfants et les gens du peuple donnent aux fruits du sycomore formés de deux samares soudées par la base, qui tournoient longtemps en l'air avant de tomber.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Bavardage où il entre de la médisance. Ce cancan est ridicule. On l’emploie surtout au pluriel. Faire, dire des cancans. Il est familier.

  2. Il est aussi le nom d’une Ancienne danse. Danser le cancan.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • cancans — pluriel — /kɑ̃kɑ̃/
  • cancan — singulier — /kɑ̃kɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée cancan#12821.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.