camp

camp

nom, masculin, /kɑ̃/

Définitions

  1. Lieu où une troupe militaire installe ses tentes ou son cantonnement.

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  2. Lieu aménagé pour un hébergement collectif temporaire, notamment de vacances ou de réfugiés.

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  3. Groupe, parti qui s'oppose à un autre dans un conflit d'opinions ou d'intérêts.

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Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (8 sens) — Académie 1935 (9 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Espace de terrain où une armée dresse ses tentes. Déterminer l'emplacement d'un camp, établir ou asseoir son camp. Il leva le camp sans bruit. Forcer le camp ennemi, s'emparer du camp de l'ennemi. Familièrement. Lever le camp, partir, déguerpir.

    Rome est dans notre camp, et notre camp dans Rome — Pierre Corneille (1606-1684)

  2. L'armée campée. Le camp prit les armes. Mettre l'alarme au camp, donner l'alerte à une troupe campée ; et, figurément, inquiéter un parti, une coterie, etc. Camp volant, troupe légère qui tient la campagne pour observer l'ennemi. Fig. Être en camp volant, n'être pas casé d'une manière définitive. Camp de manœuvre, camp établi pour l'instruction des troupes. Lit de camp, petit lit qui se démonte et que l'on transporte où l'on veut. En un autre sens, lit de camp, lit de corps de garde, c'est-à-dire plancher élevé et incliné, sur lequel on met des matelas, et où l'on couche l'un à côté de l'autre.

    Abandonner mon camp en est un [crime] capital — Pierre Corneille (1606-1684)

    D'un camp prêt à partir vous entendez les cris — Jean Racine (1639-1699)

  3. Une armée quelconque.

    J'ai rejoint de mon camp les restes séparés — Jean Racine (1639-1699)

  4. Au plur. Armes, guerre. Homme plus utile dans les camps. La vie des camps.

  5. Fig. Parti, faction. Se partager en deux camps. Il avait été dans notre camp. Nous nous sommes jetés dans le camp d'Aristote.

    Il sépare sans balancer sa sœur du camp du Seigneur — Massillon (1663-1742)

  6. Maréchal de camp, anciennement, maréchal des camps et armées du roi, officier du grade immédiatement supérieur à celui de colonel ; aujourd'hui, maréchal de camp, général de brigade qui commande un département. Aide de camp, officier d'ordonnance attaché à un officier général.

  7. Lice, champ clos. Demander le camp. Donner le camp. Juge du camp. Familièrement. Prendre le camp, déguerpir.

  8. Dans certaines parties de l'Asie, quartier assigné aux étrangers qui viennent faire le commerce.

Étymologie : Prononciation picarde pour champ (voy. ce mot), laquelle a pris dans la langue commune une acception spéciale : ce qui est arrivé souvent.

Historique : XIIe s. Servez le bien, l'onor dou camp aurez XVIe s. Une heure après le camp partit Le camp du roy se mit à le suyvre Il attendit que les fruicts et les raisins y eussent mis la maladie de camp Il lui envoia sur les bras un camp volant.... Quoi qu'on die, il n'y a pas aultre vaillance sur le pavé, et aultre au camp

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Espace de terrain où une armée dresse des tentes ou construit des baraques pour s’y loger en ordre ou pour s’y retrancher. Camp retranché, fortifié. Dans tous les quartiers du camp. Il a mis, il a posé, assis son camp en tel endroit. La garde du camp. Se retrancher dans un camp. Il força les ennemis dans leur camp. Lever le camp.

  2. Il se prend aussi pour Armée campée. Le camp était tranquille. Tout le camp fut alarmé. Donner l’alarme au camp.

  3. Par extension, il se dit quelquefois, au pluriel, des Armées en général. Vivre dans les camps. Il fut élevé dans les camps. Les habitudes des camps.

  4. Camp volant, Petite armée composée surtout de cavalerie, qui tient la campagne pour faire des courses sur les ennemis ou pour les observer. Il commandait un camp volant. Fig. et fam., être en camp volant, N’être qu’en passant dans un endroit, y demeurer peu de temps sans y avoir son domicile.

  5. Camp de manoeuvres, Celui où l’on rassemble des troupes pour les instruire en les faisant manoeuvrer. Le camp de Châlons.

  6. Aide de camp. Voyez

  7. AIDE.

  8. Il se dit par extension, en termes de Jeux, des Deux groupes opposés de joueurs. Aux barres, à la paume, on se constitue en deux camps.

  9. Figurément, il se dit aussi d’un Parti politique, religieux ou autre. Ce pays est partagé en deux camps. Dans le camp de nos adversaires. Passer dans le camp ennemi.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • camps — pluriel — /kɑ̃/
  • camp — singulier — /kɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée camp#12720.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.