calomnié · calomnie

calomnié

adjectif, /kalomnje/ ou /kalɔmnje/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Calomnié par ses ennemis. Substantivement.

    Disciple jeune encor de ces maîtres fameux, Sans gloire et cependant calomnié comme eux — Nicolas Gilbert (1750-1780)

    Il faut être aussi humble que ces humbles calomniées pour le souffrir [un mensonge calomnieux] — Pascal (1623-1662)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • calomniées — pluriel féminin — /kalɔmnje/ ou /kalomnje/
  • calomniés — pluriel masculin — /kalɔmnje/ ou /kalomnje/
  • calomniée — singulier féminin — /kalɔmnje/ ou /kalomnje/
  • calomnié — singulier masculin — /kalɔmnje/ ou /kalomnje/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée calomnié#12582.

calomnie

nom, féminin, /kalomni/ ou /kalɔmni/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Imputation que l'on sait fausse, et qui blesse la réputation et l'honneur. C'est une noire calomnie. Repousser une calomnie.

    Les calomnies qu'on imposait aux chrétiens — Bossuet (1627-1704)

    Pour vous voir vous laver de cette calomnie — Molière (1622-1673)

  2. Absolument, les calomniateurs. Être en butte à la calomnie.

    J'inventai des ressorts, j'armai la calomnie — Jean Racine (1639-1699)

    Rois, chassez la calomnie — Jean Racine (1639-1699)

Étymologie : Provenç. calonja, calumpnia ; espagn. calumnia ; ital. calonnia ; de calumnia. Calomnie est un mot refait sur le latin ; l'ancienne forme est calenge, chalenge, reproche, défi (d'où l'anglais challenge, défi, provocation), avec l'accent tonique sur la même syllabe qu'en latin (calúmnia).

Historique : XIe s. Jetez moi [sauvez-moi] hui de mort e de calunge XVe s. Sans aucune fraude ou calomnie de verités Liqueur, chere amie, Pour la calomnie, Ne crains point qu'aucunement à jamais ; je t'oublie XVIe s. Tant qu'il fust present, il vint toujours au dessus de ses calumniateurs autant qu'il voulut, et n'eurent leurs calumnies aucun effet encontre luy, sinon pendant qu'il fut absent Lorsque le juge aura soupçon que le procureur use de cavillation, il pourra d'office, en quelque estat que la cause soit, exiger de lui le serment de calomnie, de sorte que, si après le dit serment le procureur estoit…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Fausse imputation faite sciemment qui blesse la réputation et l’honneur. C’est une pure calomnie, une noire, une infâme calomnie. Inventer, fabriquer, forger une calomnie contre quelqu’un. Publier des calomnies contre quelqu’un. Se justifier, se laver d’une calomnie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • calomnies — pluriel — /kalɔmni/ ou /kalomni/
  • calomnie — singulier — /kalɔmni/ ou /kalomni/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée calomnie#12578.

calomnié

nom, masculin

Voir aussi : forme féminine calomniée

Grammaire et formes (2)
  • calomniés — pluriel
  • calomnié — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée calomnié#102489.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.