calicé · calice

calicé

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Terme de botanique. Entouré d'un calice.

Étymologie : Calice 2.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée CALICÉ, ÉE.

calice

nom, masculin, /kalisə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Vase qui sert à la messe pour la consécration du vin. Calice d'or. Élever le calice. Le calice, objet de la guerre des Hussites dans le XVe siècle qui demandaient que la communion se fît sous les deux espèces, et que le calice fût donné au communiant. Familièrement. Être doré comme un calice, porter des habits chargés de galons d'or.

    Nos calices avaient cherché leurs noms parmi les plantes, et le lis leur avait prêté sa forme — Chateaubriand (1768-1848)

    Ferdinand 1er demandait que le calice fût accordé aux laïques — Voltaire (1694-1778)

  2. Dans un sens mystique et de dévotion. Figurément et dans le langage général, boire le calice, souffrir quelque chose de pénible, de douloureux.

    Il avala jusqu'au fond le calice de Jésus-Christ, lorsque, choisi pour sauver ce peuple, il lui en fallut supporter les révoltes — Bossuet (1627-1704)

    Buvons avec lui le calice de sa passion — Bossuet (1627-1704)

Étymologie : Provenç. calitz ; espagn. caliz ; ital. calice : de calix, du grec ϰύλιξ, vase à boire, de ϰύλη, cavité. Chateaubriand, dans l'exemple cité au commencement, suppose que calice a été dit du calice des fleurs, c'est une erreur ; il a été dit de calix, vase.

Historique : XIIe s. Je li dorrai [donnerai] le grant tresor de l'arche ; N'i demorra ne galice ne chape Le caliz del salvedur receverai .... E le chalice d'or où li sainz out chanté XIIIe s. Mais sa terre en fut moult grevée et les eglises del regne, car il lor convint mettre jusques as calices, et canterent lonc tans en calisces d'estain Mes s'aucuns a galisces ou vestemens ou autres chozes por Dieu servir, bien les pot prester.... Es mains tint le calisse et l'oublie a saisie Que on embleroit nos calices Devant nous à la table Dé [de Dieu], Fabliaux Cist veissiaus où men sanc meïs, Quant de men cors le …

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Terme de botanique. Enveloppe extérieure en forme de coupe, le plus ordinairement de couleur herbacée et qui renferme la corolle et les organes sexuels de la fleur.

    Pourquoi relevez-vous, ô fleurs, vos pleins calices, Comme un front incliné que relève l'amour ? — Lamartine (1790-1869)

Étymologie : Calyx, calice des fleurs, en grec ϰάλυξ, enveloppe, de ϰαλύπτειν, cacher. Les dictionnaires latins distinguent calix, coupe, et calyx, calice de fleurs ; de là la distinction en français.

Historique : XVIe s. Feuilles, fleurs, calices, espis

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Coupe, chez les anciens, et particulièrement Vase sacré où se fait la consécration du vin dans le sacrifice de la messe. Calice d’or. Calice d’argent. élever le calice.

  2. Fig., Boire le calice. Boire le calice jusqu’à la lie. Voyez

  3. BOIRE. On dit aussi dans ce sens Un calice d’amertume.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • calices — pluriel — /kalisə/
  • calice — singulier — /kalisə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée calice#12526.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.