calé
adjectif, /kale/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 2
Assujetti avec une cale.
Populairement, qui a quelque aisance, qui est en bonne position.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
Abaissé. Une voile calée.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- calées — pluriel féminin — /kale/
- calés — pluriel masculin — /kale/
- calée — singulier féminin — /kale/
- calé — singulier masculin — /kale/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée calé#12630.
cale
nom, féminin, /kalə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (6 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873) — entrée 3
s. f.
Anciennement, espèce de coiffure de femme, en forme de bonnet plat par en haut, couvrant les oreilles et échancré par devant avec une petite bordure de velours. Par extension, jeune fille, grisette.
On nous a dit entre autres merveilles que beaucoup de Limousines de la première bourgeoisie portent des chaperons de drap rose sèche sur des cales de velours noir — La Fontaine (1621-1695)
Un matin, ma servante à cale Fit entrer dans ma chambre sale Votre laquais vert, jaune ou gris — Scarron (1610-1660)
Anciennement, bonnet d'homme fait en rond et plat, couvrant seulement le haut de la tête.
Les clercs portaient la cale. Des correcteurs de modes qui empêcheraient, par exemple, que les formes de chapeaux ne devinssent hautes comme des pots à beurre ou plates comme des cales
Étymologie : Origine inconnue, à moins qu'on n'y voie le verbe caler, abaisser, enfoncer : un bonnet ayant pu être nommé cale parce qu'on y enfonce la tête.
Historique : XIVe s. Le dit Gilet osta à icellui Maron sa calette ou barette, qu'il avait sur la teste XVIe s. Un gros bonnet blanc que l'on appelle une calle
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Fond d'un navire ou partie la plus basse qui entre dans l'eau, et qui s'étend de la poupe à la proue. Fig. Être à fond de cale, n'avoir plus le sou.
Le mousse courait se cacher à fond de cale en poussant des cris — Chateaubriand (1768-1848)
La partie inclinée d'un port pour le chargement d'un bateau.
René, escorté d'un détachement de soldats de marine, débarque à la cale du port — Chateaubriand (1768-1848)
Plan incliné vers la mer servant à construire ou à réparer les bâtiments. Cale de construction, cale couverte, cale où le navire en construction est à l'abri.
Cale, châtiment de mer, qui consiste à laisser tomber plusieurs fois le coupable dans l'eau, par le moyen d'un cordage auquel il est attaché avec un bâton entre les jambes. La cale sèche est lorsqu'on ne le fait tomber que jusqu'à la surface de l'eau sans qu'il en soit mouillé. Donner la cale.
Anciennement, crique, abri entre deux pointes de terre ou de rocher.
Plomb qui fait enfoncer l'hameçon pour la pêche de la morue.
Étymologie : Provenç. espagn. et ital. cala. On a dit que cale était pour escale, échelle, relâche ; et en effet tous les sens de cale peuvent s'entendre d'une descente ; mais comme ce sens appartient aussi au verbe caler, il est plus naturel de tirer cale de caler 1. Ajoutez que l'italien calata, qui vient certainement de calare, exprime cette descente même.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. f.
Morceau de bois, de pierre etc. qu'on place sous un objet pour le mettre de niveau ou lui donner de l'assiette. Terme de maçonnerie. Petit morceau de bois mince dont on se sert pour déterminer la largeur de lit d'une pierre.
Étymologie : Il y a dans l'espagnol cala, sonde ; Diez est disposé à y voir le sens de ce qu'on enfonce et à y rattacher le français cale, petit morceau de bois qu'on enfonce sous quelque chose et qui alors viendrait du verbe caler, dans le sens d'abaisser (voy. CALER 1). Mais ce sens est détourné, et, laissant le mot espagnol pour ce qu'il est, on peut songer pour cale, morceau de bois, au latin cala, bois, bûche ; Scheler songe à l'all. keil, coin.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Marine — La partie la plus basse dans l’intérieur d’un bâtiment. La cale était pleine d’eau. Descendre dans la cale.
Il se dit aussi de la Partie d’un quai qui forme une pente douce jusqu’au bord de l’eau et qui facilite le chargement et le déchargement des bateaux. Cette cale est commode. Mettre des marchandises sur la cale.
Il se dit également, dans les chantiers de construction, d’un Espace plan, incliné vers le rivage, sur lequel on construit ou l’on répare les bâtiments et d’où ils sont ensuite lancés à l’eau. Cale de construction. Cale couverte.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- cales — pluriel — /kalə/
- cale — singulier — /kalə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée cale#12478.