bufflé
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1877 (1 sens)
Littré — Supplément (1877)
adj.
Garni de buffle, à semelle de buffle.
Chaussons de Strasbourg bufflés et non bufflés,
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Littré — Supplément, 1877, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée BUFFLÉ, ÉE.
buffle
nom, masculin, /byflə/
Voir aussi : forme féminine bufflesse
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Espèce du genre bœuf, robuste, facile à conduire au moyen d'un anneau passé dans le nez, et dont la force est celle de deux bœufs. Fig. et familièrement. C'est un vrai buffle, se dit d'un homme stupide. Se laisser mener par le nez comme un buffle, se laisser conduire, gouverner par faiblesse ou simplicité.
Aux environs du fort Kearney [Amérique du Nord], les buffles se montrent encore par troupes de plusieurs centaines de mille — MAURY
Un seigneur qui avait la réputation d'être aussi buffle que pas un de sa qualité
Cuir de buffle et de quelques autres animaux. Du buffle bien préparé. Justaucorps de buffle que portaient les gens de guerre en guise de cuirasse.
La mousquetade le toucha [M. le Prince] en un endroit des reins où il avait son buffle plié en deux — LAROCHEF.
On dit que vous [Richelieu] vous êtes fait peindre à cheval, avec un buffle, une écharpe, des plumes et un bâton de commandement — Fénelon (1651-1715)
Étymologie : Provenç. brufe, brufol ; espagn. et ital. bufalo ; du latin bubalus. Quant à bugle, ou c'est une altération singulière du b en g, ou il vient de buculus, bouvillon.
Historique : XIIIe s. Si gaaingnierent assés bues et vaches et bugles et mout grant plenté d'autres bestes Semblant doit faire d'estre avugles Ou plus simple que n'est uns bugles XVe s. Il ot estans, boys, et quanqu'il vouloit, Bugles, chamaulx et autres nourretures XVIe s. Il [le Français] n'eust point esprouvé le mal qui fait peler, Il n'eust fait de son nom la verole appeler, Et n'eust fait si souvent d'un bufle sa monture Je demande sans plus que le mien on ne mange, Et que j'aye bien tost une lettre de change, Pour n'aller sur le bufle au despartir d'icy Voyons courir le pal à la mode ancienne, Et voy…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Espèce de boeuf à demi sauvage, de taille plus haute et de proportions plus robustes que le boeuf ordinaire. De la corne de buffle. On mène les buffles par des anneaux qu’on leur passe dans les naseaux.
Il se dit, par extension, de la Peau du buffle et de quelques autres animaux préparée comme le chamois. Ceinturon de buffle. Gants de buffle.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- buffles — pluriel — /byflə/
- buffle — singulier — /byflə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée buffle#11603.