brout
nom, masculin, /bʁu/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Pousse des jeunes taillis au printemps.
Terme de vétérinaire. Mal de brout, maladie atteignant les animaux qui mangent le brout.
Étymologie : Bourguig. brou, bourgeon ; provenç. brot, broto ; espagn. brote, brota. Il y a deux formes de ce mot : le provençal et espagnol sans s, et le français broust avec s. Le premier se rapporte à l'ancien haut-allemand, broz, bourgeon ; le second à l'ancien saxon, brustian, bourgeonner.
Historique : XIIIe s. Li sainglers encraisse.... De nois, de glans et de favine, Le brost desdaigne et la racine XVe s. Si vient guerre, mort ou famine, Dont Dieu nous gard, quel train, quel mine Ferons nous pour gaigner le broust ? XVIe s. Ils estoient la plus part du temps sans manger un jour entier, et leurs chevaux sans manger autre chose que du broult Ceulx qui ne bougent d'alentour des tables plantureuses et friandes, qui ne cherchent que le broust, comme l'on dit
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Pousse des jeunes taillis au printemps. Les cerfs aiment le brout.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- brouts — pluriel — /bʁu/
- brout — singulier — /bʁu/
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