brossé · brosse

brossé

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Un habit bien brossé. Populairement, battu, et figurément, vaincu au jeu.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée BROSSÉ, ÉE.

brosse

nom, féminin, /bʁɔsə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (5 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Plaque, ordinairement en bois, garnie de faisceaux de poils ou de crins, ou de brins menus de bruyère ou de chiendent, et servant à enlever, par le frottement, la poussière des vêtements ou des meubles. Une brosse à habits. Par analogie. Une brosse à tête. Une brosse à dents. Brosse à barbe, petit pinceau avec lequel on étend, pour se raser, le savon sur le visage. Terme de manége. Sorte d'étrille.

  2. Terme de peintre. Pinceau fait de soies de porc. Peindre à la brosse. Fig. Une belle brosse, une belle exécution. Une grosse brosse, une exécution grossière.

  3. Terme d'eaux et forêts. Buisson qui, bordant un bois, le défend des vents et des bestiaux. S. f. plur. Bruyères, broussailles, terres incultes.

  4. Terme didactique. Houppe de poils sur le corps d'une chenille, et aux pattes de derrière des abeilles. Terme de chasse. Paquet de poils qui vient aux bêtes fauves sur le haut des canons des jambes de derrière en dehors.

Étymologie : Wall. brouche, brosse ; breûse, brosse de peintre ; picard, brouesse, bruche ; Berry, breusses, brusses, broussailles ; provenç. et catal. brossa, broussailles ; espagn. et ital. broza, ce qui tombe des arbres, écorce, feuilles ; bas-lat. brustia. D'après Diez, ces formes indiquent dans le radical st, et par conséquent conduisent à l'ancien haut-allemand burst, brusta, allemand moderne Bürste, brosse ; le sens propre est quelque chose de hérissé, d'où les sens divers de brosse.

Historique : XIIIe s. Conscience le foule, conscience le froisse, Conscience le point plus que serant [peigne de fer] ne broisse XVe s. Uns serens ou brouesse valant trente sols tournois

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Ustensile servant à nettoyer les vêtements, les meubles, etc., et fait ordinairement d’un assemblage de poils de cochon ou de sanglier, quelquefois de crins de cheval, de brins menus de bruyère ou de chiendent, etc. Des brosses à nettoyer les habits. Il faut donner deux ou trois coups de brosse à ce vêtement. Une brosse à nettoyer la tête. Une brosse à panser les chevaux. Brosse douce. Brosse rude. Brosse à ongles. Brosse à dents.

  2. Il se dit d’un Large pinceau dont se servent les peintres en bâtiment et aussi d’une Sorte de pinceau de différentes grosseurs, composé de soies de porc, dont les peintres font usage pour placer leurs couleurs sur la toile.

  3. Fig., L’exécution de ce tableau est d’une belle brosse, Il est habilement peint. Tableau fait à la grosse brosse, Tableau grossièrement peint.

  4. Par analogie, Cheveux en brosse. Barbe en brosse, Cheveux et barbe qui poussent droits et raides. Couper, tailler les cheveux en brosse. Porter les cheveux en brosse.

  5. Par analogie, il se dit, en termes de Zoologie, des Touffes de poils qu’ont les jambes de devant des cerfs, des antilopes et aussi de celles que présente le tarse de certains insectes et notamment des abeilles.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • brosses — pluriel — /bʁɔsə/
  • brosse — singulier — /bʁɔsə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée brosse#11340.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.