Littré (1873)
s. f.
Pierre factice, de forme rectangulaire, composée d'une terre grasse ou rougeâtre, qu'on fait cuire au feu, et qui sert à bâtir. Un cent de briques. La brique crue est composée d'une terre blanchâtre, qu'on fait sécher longtemps sans l'aide du feu. Fig. Ton de brique, couleur de la brique rougeâtre.
Auguste se vantait d'avoir trouvé Rome de brique et de la laisser de marbre — Fontenelle (1657-1757)
Il faut me fournir de la paille, si on veut que je cuise des briques — Voltaire (1694-1778)
Par analogie. Brique de savon, d'étain, masse de savon, d'étain qui a la forme d'une brique.
Étymologie : Bressan, breque de pan, morceau de pain ; génev. brique, débris, éclat, pièce, morceau ; provenç. briga, briza, miette, débris ; ital. bricco, brique ; angl. brick ; de l'anglo-saxon brice, fragment : ainsi la brique est proprement un fragment, sens qu'on retrouve dans nos patois et dans les exemples de G. Guiart, où la briche, signifiant petit morceau, renforce la négation, comme font mie, pas, point Ajoutez : la pierre de brique de l'exemple ci-dessus est sans doute un silex.
Historique : XIIIe s. Nul assaut [ils] ne doutent [craignent] la briche Le peril n'en doutent la briche
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).