breuil
nom, masculin, /bʁœj/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Terme d'eaux et forêts. Bois taillis ou buissons fermés de haies, servant de retraite aux animaux.
Étymologie : Provenç. bruelh, bruoil ; anc. ital. broglio, bruolo ; bas-latin, brogilus et broilus, dans les Capitulaires. La forme brogilus indique un radical brog, qu'on trouve dans le celtique : kymri, brog, élévation, gonflement, signification qui a de l'affinité avec celle de bourgeonner. Le sens de bourgeonner est dans le portugais a-brolhar, et celui de se soulever dans l'italien broglio, révolte. Diez remarque que, si le mot est celtique, il a du moins reçu une empreinte germanique, l'affixe il (brog-il) ne pouvant être qu'allemand ; aussi signale-t-il le verbe allemand brogen, se soulever. Breuil
Historique : XIe s. E en un bruill par som les puiz [ils] remesrent [restèrent] XIIe s. Lez un brolet menuement ramé Que n'oi [je n'ouis] chanter par brueille Oisel n'au main n'au soir Sous Origni ot un bruel bel et gent ; Là se logerent li chevalier vaillant [il] Dona broils, dona teres, dona grans eritez dui chevalier ki d'un bruil sunt issu XIIIe s. Et [je] chant sovent com oiselet en broel
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Terme de marine. Synonyme de cargue.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. d’Eaux et Forêts — Bois, taillis ou buisson enfermé de haies dans lequel les bêtes se retirent.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- breuils — pluriel — /bʁœj/
- breuil — singulier — /bʁœj/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée breuil#11111.