brette
nom, féminin, /bʁɛtə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Longue épée. Familier.
Charmon s'était fait secrétaire de cabinet pour le plaisir d'aller à Versailles et de porter une brette — Saint-Simon (1675-1755)
Tant de bras ont chargé sur lui tous à la fois, L'un l'affublant d'un sac et saisissant sa brette — Hauteroche (1617-1707)
Étymologie : Brette, féminin de Breton, une femme de la Bretagne : Mme de Sévigné a dit : nous y vîmes une basse-brette, 77 ; et ici une sorte d'épée. D'après Ménage, c'était une longue épée qui se fabriqua d'abord en Bretagne ; il faut donc écarter l'étymologie de Diez, qui indique le scandinave bredda, couteau court, sabre. Il y avait des haquenées brettes, des targes brettes.
Historique : XVIe s. Brete, fleuret, espée rebattue pour l'escrime Combien qu'ils fussent bretons, toutefois ils n'étoient pas tonnans [Bretons bretonnans ou de la Basse-Bretagne : jeu de mots], et s'estoient meslés de faire de bons tours avec ces brettes [Bretonnes : jeu de mots], qui sont d'assez bonne voulenté, comme l'on dit ; toutefois, hors de combat
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Sorte de longue épée de combat. Il ne s’emploie plus guère.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- brettes — pluriel — /bʁɛtə/
- brette — singulier — /bʁɛtə/
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