brelandier
nom, masculin, /bʁəlɑ̃dje/
Voir aussi : forme féminine brelandière
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m. et f.
Terme de mépris. Celui, celle qui fréquente les brelans, qui joue continuellement aux cartes. Adjectivement.
C'est un sale et indigne métier que de tromper ; mais c'est un métier pratiqué de tout temps par ce genre d'hommes que j'appelle des brelandiers — La Bruyère (1645-1696)
Je ne souffrirai point qu'on trompe ma maîtresse.... Qu'elle épouse un joueur, un petit brelandier — Regnard (1655-1709)
Étymologie : Brelan.
Historique : XIVe s. Icelui Tassin fu à Creil, où seoit la foire, et là trouva feu Pierre Hannetel bellengier, qui avoit mis et drecié son bellent pour ceulx qui y voudroient jouer et esbattre
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n.
Celui, celle qui joue continuellement aux cartes.
Il signifie aussi Celui, celle qui fréquente les maisons de jeu. Dans ces deux acceptions, il est vieux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- brelandiers — pluriel — /bʁəlɑ̃dje/
- brelandier — singulier — /bʁəlɑ̃dje/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée brelandier#11076.