bran

bran

nom, masculin, /bʁɑ̃/

Voir aussi : variante bren

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Partie du son la plus grossière. Bran de Judas, tache de rousseur au visage. Locution vieillie, et qui vient sans doute de ce qu'on se représenta Judas roux.

  2. Bran de scie, poudre qui tombe du bois quand on le scie.

  3. Matière fécale.

  4. Interjection qui sert à exprimer le mépris. Vieux. Faire l'âne pour avoir du bran, se montrer plus simple qu'on n'est réellement pour obtenir quelque chose.

    Bran de lui ! Surtout vive l'amour et bran pour les sergents — Mathurin Régnier (1573-1613)

Étymologie : Berry, bren, prononcé brin, ordure ; provenç. bren, son ; anc. espagn. bren de la farina ; brenno, son dans plusieurs patois italiens ; angl. bran ; du celtique : gaél. bran ; kymri, brân ; bas-bret. brenn. Tous ces mots signifient son de farine ; et pour le sens d'excrément que bran a aussi en français : gaél. breun ; gall. braen, mauvaise odeur.

Historique : XIIIe s. Li talemelier [boulangers] qui sont haubanier sont quites du tonlieu des pors [cochons] qu'il achetent, por tant qu'il aient une fois mangié de leur bren [son] Eschalaz, bren, fuerre, tuile, ne doivent point de chaucie XIVe s. Pren des deux voies la meilleur ; Laisse le bren et pren la fleur Chandelle mise en bran se garde souverainement XVIe s. Vendre à l'enchere autant bren que farine Il n'est jour auquel on ne m'ouist gronder en moy mesme et contre moy : bran du fat ! Que cherches-tu, mon fils ? - Quelques espoussettes, un miroir, une chaufferette, un manche de cuillere, du bran de…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • brans — pluriel — /bʁɑ̃/
  • bran — singulier — /bʁɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bran#10928.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.