boutade

boutade

nom, féminin, /butadə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Coup porté, saillie d'esprit ou d'humeur, caprice. Par extension, petite pièce de vers où l'on décharge sa mauvaise humeur sur les hommes et sur les choses. C'est une espèce de satire, mais courte, sans plan et sans prétention.

    Pousser jusqu'à l'excès ma critique boutade — Boileau (1636-1711)

    M. de Richelieu et M. de Rohan étaient gens à boutades qui ne donnèrent pas peu d'affaires aux autres — Saint-Simon (1675-1755)

  2. Ancienne danse.

    Elles vous prient de ne plus tant danser la boutade et de choisir quelque danse plus grave comme les branles ou la pavane — Voiture (1597-1648)

Étymologie : Bouter. L'ancienne forme était boutée, qui fut longtemps usité seul ; boutade fut fait dans le XVIe siècle, d'après les formes espagnole et italienne.

Historique : XVIe s. Je hazarde souvent des boutades de mon esprit, desquelles je me desfie Qui ne juge que ce sont boutées d'un courage eslancé hors de son giste ?

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Caprice, saillie d’esprit et d’humeur. N’agir que par boutade. Quelle boutade vous prend? Je ne supporterai pas ces boutades. Composer par boutade. C’est une boutade qui lui a pris. Cette pièce de vers n’est qu’une boutade.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • boutades — pluriel — /butadə/
  • boutade — singulier — /butadə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée boutade#10763.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.