bourse
nom, féminin, /buʁsə/
Définitions
Petit sac destiné à contenir de l'argent que l'on porte sur soi.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Aide financière accordée à un élève, à un étudiant ou à un chercheur.
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Marché organisé où se négocient des valeurs mobilières ou des marchandises.
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Argent dont une personne dispose pour ses dépenses.
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Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (15 sens) — Académie 1935 (21 sens)
Littré (1873)
s. f.
Petit sac dans lequel on met son argent de poche. Une bourse pleine d'or. On lui a volé sa bourse. Sa bourse est bien plate, il n'a guère d'argent. Demander la bourse ou la vie, se dit d'un voleur qui menace de tuer si on ne lui livre pas la bourse. Fig. Se laisser couper la bourse, donner son argent trop facilement. Coupeur de bourse, voleur, ainsi dit, parce qu'autrefois les bourses étaient attachées avec des cordons que les voleurs coupaient.
Toute espèce de petit sac comparé à une bourse. Bourse à jetons. Bourse de jetons. Bourse de quêteuse, petit sac dans lequel une dame qui quête reçoit l'argent qu'on lui donne. Sac de cuir que l'on met de chaque côté de la selle. On dit aujourd'hui sacoche.
Fig. Argent. Disposez de ma bourse. Il y pourvut de sa bourse. Toutes les bourses lui sont fermées, il n'a plus personne à qui recourir. Avoir la bourse, tenir la bourse, les cordons de la bourse, avoir le maniement de l'argent. Familièrement. Faire une affaire sans bourse délier, sans rien dépenser. Ne pas laisser voir le fond de sa bourse, ne pas montrer l'état de ses affaires. Familièrement. Faire bon marché de sa bourse, se vanter qu'on a payé une chose moins qu'elle n'a coûté réellement. Donner la bourse à garder au larron, remettre une chose à celui qui méritait le moins la confiance. Dans le même sens : au plus larron la bourse. Loger le diable dans sa bourse, n'avoir point d'argent.
M. le Tellier a ouvert sa bourse à Bagnols — Mme de Sévigné (1626-1696)
La bourse de César fit plus que sa harangue — Pierre Corneille (1606-1684)
Masse de deniers que les membres d'un même corps mettent en commun, pour subvenir aux charges de la société. Faire bourse commune, n'avoir ou ne faire qu'une bourse, faire toutes les dépenses en commun. Société, entre plusieurs personnes de même profession, pour partager également les profits et les pertes. Masse de deniers formée par ceux qui tiraient à la milice, pour fournir un remplaçant à celui que le sort désignait.
Les disciples de Pythagore ne faisaient qu'une même bourse — Fénelon (1651-1715)
Pension gratuite accordée à un élève. Une bourse entière, remise de la totalité des frais de la pension ; une demi-bourse, remise de la moitié ; un quart de bourse, remise du quart ; trois quarts de bourse, remise des trois quarts.
Des places gratuites qu'on appelle en France des bourses — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Somme évaluée dans le levant à 500 piastres, ou 1781 fr. 28 c. de notre monnaie.
Ce cinquième sera pris dans les bourses que Mustapha sera obligé de vous payer — Voltaire (1694-1778)
Dans les villes de commerce, bourse de commerce ou, simplement, bourse, lieu où s'assemblent les personnes qui se livrent au commerce ; lieu de réunion pour les négociants, agents de change, courtiers ; et le temps que dure cette réunion ; marché public où se négocient les effets publics, lettres de change, actions. Aller à la bourse. Affaires, bruits de bourse. Le cours de la bourse, le cours des effets publics. Qu'a fait la bourse ? la bourse a monté, a baissé. Les spéculateurs. Il a pris l'esprit de la bourse. Bourse des marchands ou bourse commune, bourse et convention des marchands, juridiction qui connaissait des affaires entre commerçants pour fait de commerce.
Arrêt du Conseil portant établissement d'une bourse dans la ville de Paris, pour les négociations des lettres de change, billets au porteur et à ordre, et autres papiers commerçables,
D'un côté [à Alexandrie] la bourse et l'allée du change, de l'autre la société royale et le muséum — Voltaire (1694-1778)
Petit sac de taffetas noir où les hommes renfermaient autrefois leurs cheveux rassemblés en forme de queue.
Petit sac où l'on met une montre.
Un chaudron ébréché, la bourse d'une montre — Mathurin Régnier (1573-1613)
Terme d'église. Double carton dans lequel on met les corporaux qui servent à la messe.
Terme de chasse. Poche placée à l'entrée d'un terrier pour prendre des lapins qu'on chasse au furet.
Terme de jardinage. Point de la lambourde où sont attachés les fleurs et les fruits du poirier et du pommier ; petit corps charnu, tendre, tronqué, ayant plusieurs yeux à sa circonférence.
Terme de botanique. Membrane qui enveloppe les champignons. Bourse, bourse-à-pasteur, noms vulgaires de la capselle bourse de pasteur (capsella bursa pastoris, L.), appelée aussi bourse de berger et tabouret.
Terme d'anatomie. Bourses muqueuses, petits sacs membraneux qui sont de la nature des membranes séreuses ou des synoviales, et qui servent à faciliter les mouvements de certaines parties. Bourses synoviales, petites ampoules contenant de la synovie, placées sur le trajet de certains tendons pour en faciliter les mouvements. S. f. plur. Les bourses, la peau qui enveloppe les testicules.
Terme de fauconnerie. La gorge de l'oiseau.
Étymologie : Bourguig. et Berry, borse ; provenç. borsa ; espagn. bolsa ; ital. borsa ; du latin byrsa, du grec βύρσα, bourse.
Historique : XIIe s. [Je] Copoie borses et gueilles bien fermées Maiz quant chascun meigne [moine] fet borse, Li comuns bien tant en reborse XIIIe s. Avarice en sa main tenoit Une borse qu'el reponnoit, Et la nooit si durement, Que demorast moult longuement Ainçois qu'el en peüst riens traire Et porce que li heritages li descendi du lignage, il le requeroit à avoir par le [la] borse, comme plus prochains Se execuiteres vendoit heritage par le [la] vertu du testament, li parent du mort le poent rescorre par le [la] bourse, comme se cil l'eust vendu qui fist le testament XIVe s. Une bourse à pelles [perles] …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Petit sac de peau, d’étoffe, ou d’un tissu quelconque, dans lequel on met l’argent qu’on veut porter sur soi. Vider sa bourse. Mettre la main à la bourse. Avoir toujours la main à la bourse.
Fam., Sa bourse est bien plate se dit en parlant d’une Personne qui n’a guère d’argent.
Demander la bourse, la bourse ou la vie, Demander à quelqu’un son argent, sa bourse, avec menace de le tuer s’il la refuse.
Coupeur de bourses, Filou qui dérobe avec adresse. On dit quelquefois dans un sens analogue Couper la bourse.
Dans plusieurs phrases, il se dit, par extension, de l’Argent dont on veut disposer actuellement ou habituellement. Avoir recours à la bourse de quelqu’un. Ami jusqu’à la bourse. Voyez
AMI.
Fig., Sa bourse est ouverte à ses amis, Il prête volontiers de l’argent à ses amis lorsqu’ils en ont besoin. Toutes les bourses sont fermées, On ne trouve point d’argent à emprunter.
Fig. et fam., Tenir les cordons de la bourse, Avoir le maniement de l’argent.
Fig., N’avoir qu’une bourse, ne faire qu’une bourse, faire bourse commune, Faire ses dépenses en commun, en parlant de deux ou de plusieurs personnes.
Fam., Faire une affaire sans bourse délier, Sans donner d’argent.
Fam., Donner la bourse à garder au larron, Confier la garde de l’argent, le soin de la dépense à celui dont on aurait dû le plus se méfier.
Fig. et fam., Loger le diable dans sa bourse, N’avoir point d’argent.
Fig. et fam., Ne pas laisser voir le fond de sa bourse, Cacher l’état de ses affaires.
Bourse à jetons, Bourse destinée à contenir des jetons. Bourse de jetons, Bourse pleine de jetons, qui contient des jetons. On se sert ordinairement d’une bourse semblable pour faire la quête dans les églises. La bourse de la quêteuse.
BOURSE se dit aussi figurément d’une Pension accordée à un élève ou à un étudiant pour lui permettre de suivre gratuitement les cours d’une école ou d’une université. Bourse d’état. Bourse de département. Bourse municipale. Bourse d’interne. Bourse de demi-pensionnaire. Bourse d’externe. Bourse entière. Demi- bourse. Bourse de licence. Bourse d’agrégation, etc. Bourse de voyage, Somme affectée à des voyages d’études.
Il signifie encore figurément, dans les villes de commerce, un édifice, un lieu public où s’assemblent, à de certaines heures, les négociants, les banquiers, les agents de change, les courtiers, les ouvriers, etc., pour traiter d’affaires. On le dit souvent, par extension, de la Réunion même des négociants, etc., et du Temps pendant lequel dure leur assemblée. La Bourse de Paris, de Lyon, de Rouen, d’Amsterdam, etc. Bourse des grains. Bourse du Commerce. Bourse du Travail. Aller à la Bourse. Fréquenter la Bourse. Affaires de Bourse. Bruits, nouvelles de Bourse. à l’heure de la Bourse. à l’ouverture, à la clôture de la Bourse. Pendant la Bourse. Le cours de la Bourse. La Bourse a monté, a baissé.
En termes de Chasse, il se dit d’une Longue poche faite de réseau qu’on met à l’entrée d’un terrier pour prendre les lapins qu’on chasse au furet.
En termes de Liturgie, il se dit d’un Double carton, couvert d’étoffe, dans lequel on met le corporal qui sert à la messe.
En termes de Botanique, il s’emploie souvent pour désigner Tout ce qui a la forme d’un petit sac : les Membranes qui enveloppent les champignons quand ils sont encore jeunes (voyez
VOLVA ); les Bourgeons de certains arbres à fruits; les Capsules des anthères.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- bourses — pluriel — /buʁsə/
- bourse — singulier — /buʁsə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bourse#10709.