bouline
nom, féminin, /bulinə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme de marine. Nom de longues cordes, qui tiennent la voile de biais, lorsqu'on fait route avec un vent de côté. Vent de bouline, vent de biais qui n'est pas favorable à la route. Aller à la bouline, se servir d'un vent de biais qui n'est pas favorable à la route. Courir la bouline, se dit d'un châtiment consistant à faire passer le condamné entre deux haies de matelots qui le frappent avec des garcettes ou boulines.
Les cygnes ont l'art de tourner ce plumage du côté du vent, et d'aller comme les vaisseaux, à la bouline, quand le vent ne leur est pas favorable — Fénelon (1651-1715)
Étymologie : Angl. bowline ; dan. bugline ; holland. boelijn ; de bug, bow, boe, proue, et line, corde.
Historique : XIIe s. Estuins ferment et escotes, Et font tendre les cordes totes, Utages laschent, tresavalent, Boelines sachent et halent XVIe s. Ils se mettent à la bouline, et courans bande sur bande viennent aux canonades Un calme l'arresta premierement, et puis une demi tourmente, laquelle pourtant, au dire des matelots, le pouvoit porter à la bouline dedans les Asnes
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Marine — Cordage amarré par le milieu de chaque côté d’une voile carrée pour lui faire prendre le vent de côté. La bouline de la grande voile, de la misaine, etc. Haler la bouline.
Aller à la bouline, Tenir le plus près du vent, recevoir le vent de biais en mettant les voiles de côté par le moyen des boulines.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- boulines — pluriel — /bulinə/
- bouline — singulier — /bulinə/
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