boulin
nom, masculin, /bulɛ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Pot de terre qui sert de retraite aux pigeons. Trou pratiqué dans un colombier, pour que les pigeons y nichent et y pondent.
Il y a des pigeons qui préfèrent les trous poudreux des vieilles murailles aux boulins les plus propres de nos colombiers — Buffon (1707-1788)
Terme de maçonnerie. Trou laissé dans le mur par le bout des pièces d'échafaudage, à mesure qu'on élève le mur. On appelle aussi boulins les pièces de bois qui soutiennent les planches des échafaudages.
Étymologie : Bas-lat. bolinus, travail en bosse, relevé en bosse, probablement de boule ; le boulin ayant été dit ainsi à cause de sa forme arrondie ; et le maçon ayant nommé les trous laissés par les pièces d'échafaudage, boulins par assimilation avec les trous des pigeonniers.
Historique : XVIe s. Ceux qui font leurs boulins ou nids de pigeon dans des paniers d'ozier
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Trou pratiqué dans un colombier, afin que les pigeons s’y retirent et y fassent leurs petits. Un colombier garni de boulins.
Il se dit également de Pots de terre faits exprès pour servir de retraite à des pigeons, pour attirer des pigeons étrangers.
En termes de Maçonnerie, il se dit des Trous que laissent dans le mur les pièces de bois qui portent les échafaudages, et, par extension, de Ces pièces de bois mêmes.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- boulins — pluriel — /bulɛ̃/
- boulin — singulier — /bulɛ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée boulin#10549.