bouchon

bouchon

nom, masculin, /buʃɔ̃/

Définitions

  1. Pièce qui sert à fermer hermétiquement l'ouverture d'un récipient.

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  2. Ralentissement ou blocage important de la circulation routière.

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  3. Petit établissement lyonnais proposant une cuisine traditionnelle.

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Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) · 1873 (3 sens) — Académie 1935 (8 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Ce qui sert à boucher une bouteille, une carafe, un flacon. Bouchon de liége, de cristal. Faire sauter le bouchon, faire partir avec bruit le bouchon d'une bouteille de vin fumeux. Familièrement. Aimer à faire sauter le bouchon, aimer à boire.

    Le bouchon part, l'esprit pétille ; La décence même y babille — Béranger (1780-1857)

  2. Jeu dans lequel on met des pièces de monnaie sur un bouchon qu'il s'agit d'abattre avec un palet. Jouer au bouchon.

  3. Terme de pêche. Morceau de liége pour soutenir la ligne sur l'eau.

  4. Terme d'horloger. Pièce de laiton rivée dans les platines des montres ou pendules.

  5. Sorte de laine d'Angleterre. Inégalité à la surface des fils de la soie.

  6. Sorte de couvercle métallique adapté à une bouche de chaleur.

  7. Terme d'artillerie. Bourre des bouches à feu.

Étymologie : Il y a dans le provençal bocon, dans l'italien boccone, et dans le français boucon, qui signifient bouchée, morceau. Diez pense que c'est là notre mot bouchon, signifiant ce qui remplit la bouche, l'ouverture, et par suite, ce qui bouche. La locution populaire tomber à bouchon, tomber sur le visage, en italien boccone ou bocconi, ventre à terre (il le fait choir à bouchon contre le sablon, OLIV., DE LA MARCHE, Mém. liv. I, p. 273), montre bien que bouchon peut appartenir à bouche, mais n'est pas un intermédiaire qui témoigne du passage du sens de bouche au sens de bouchon. Aussi les objections

Historique : XVIe s. Aeole, comme estant le plus petit des dieux et un bouchon seulement d'iceux, a peur du roy qui commande à la mer

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Bouquet, rameau de verdure servant d'enseigne à un cabaret. Le cabaret même. Les rouliers s'arrêtent à tous les bouchons.

    Et ravalant Phébus.... Font un bouchon à vin du laurier du Parnasse — Mathurin Régnier (1573-1613)

  2. Bouchon de foin, de paille, poignée de foin, de paille tortillée. On se sert d'un bouchon de paille pour frotter les chevaux et autres animaux domestiques. Mettre un bouchon de paille à la queue d'un cheval pour indiquer qu'il est à vendre.

  3. Par extension, bouchon de linge, tas, paquet de linge. Familièrement. Elle est torchée comme un bouchon, elle est mal habillée. Fig. Petite fille négligemment habillée. Fig. et familièrement. Mon petit bouchon, terme de tendresse et de caresse. Vieux en ce sens.

    Les draps Qu'en bouchons tortillés elle avait sous les bras — Mathurin Régnier (1573-1613)

    C'est un joli petit bouchon qui nous réjouit fort — Mme de Sévigné (1626-1696)

Étymologie : Namur. bouchon, buisson ; wallon, bouhon, même sens, et bouhêie, touffe de plantes ; de l'ancien français bouche, faisceau de branchage, de javelle ; voy. BOIS ; allem. Busch, buisson. La forme boucon, que l'on rencontre, doit être une forme picarde, le picard changeant souvent ch en c ou k.

Historique : XIIIe s. Tu iez la droite Sarraÿ, Tu yez la toison arouzée, Tu yez li bouchons [buisson] Synaÿ XIVe s. Seigneur, ceste forest, dont je fais mention, Fu moult grant et horrible ; haut y sont li boucon [buissons, bois] Le bouchon de chanvre d'un cent doit obole par terre XVIe s. Il va gentiment prendre le chat, et lui aiant attaché un bouchon de paille à la queue met le feu dedans Elle lui faisoit des moustaches et des bouchons à lacquaise Aiant exagéré la foiblesse de la place, où il n'y avoit que des forts de bouschons Il faut lui passer doucement l'estrille, le peigne, l'epoussete et le bouch…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Poignée de paille tortillée ou de foin tortillé. Faire un bouchon de paille pour frotter un cheval. Mettre un bouchon de paille à la queue d’un cheval pour indiquer qu’il est à vendre.

  2. Bouchon de linge, Paquet de linge tortillé. Mettre du linge en bouchon, Le chiffonner et le mettre tout en un tas.

  3. Il se dit aussi d’un Rameau de verdure, d’une couronne de lierre ou de quelque autre signe qu’on attache à une maison pour faire connaître qu’on y vend du vin. Un bouchon de cabaret.

  4. Il se dit quelquefois, par extension, du Cabaret même. Il n’y a dans ce village qu’un mauvais bouchon.

  5. Il désigne aussi Ce qui sert à boucher une bouteille ou quelque autre vase de même nature. Bouchon de liège. Bouchon de bois. Bouchon de papier. Bouchon de filasse. Bouchon de verre, de cristal. Le bouchon d’une bouteille.

  6. Faire sauter le bouchon, Faire partir avec bruit le bouchon qui ferme une bouteille de vin fumeux, tel que le vin de Champagne mousseux.

  7. Jouer au bouchon, Jouer à qui abattra, de loin, avec des palets, les pièces de monnaie placées sur un bouchon de liège ou de bois.

  8. En termes de Pêche, il désigne la Partie de la ligne qui sert de flotteur.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • bouchons — pluriel — /buʃɔ̃/
  • bouchon — singulier — /buʃɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bouchon#10345.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.