bouchée
nom, féminin, /buʃe/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Morceau qu'on met dans la bouche en une seule fois. Bouchée de pain, de viande. Par exagération. Il n'a mangé qu'une bouchée, il a mangé très peu et à la hâte. Ne faire qu'une bouchée d'un morceau, l'avaler en une seule fois ou tout au moins très vite. Il ne fit qu'une bouchée du pâté. Fig. et familièrement. Il n'en ferait qu'une bouchée, il en triompherait vite et sans peine.
Nom de différentes pâtisseries. Petites bouchées ou bouchées à la reine, très petits vol-au-vent.
Étymologie : Bouche ; ital. boccata.
Historique : XIIe s. Aporte mei un poi, se vels, une bouchie de pain XIIIe s. Novelement est acouchie, à chascun donoit sa bouchie, Mais n'avoit pas son chief covert
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Morceau d’aliment solide qu’on met dans la bouche en une seule fois. Une bouchée de pain. Une bouchée de viande. Il n’y en a qu’une bouchée.
Par exagération, Ne faire qu’une bouchée de quelque mets, Le manger avidement et promptement. On lui servit un poulet dont il ne fit qu’une bouchée. Fig. et fam., Il n’en ferait qu’une bouchée, se dit pour exprimer la Facilité avec laquelle un homme grand et fort aurait raison dans une lutte d’un adversaire beaucoup plus faible que lui.
Il se dit aussi, par extension, de Certaines pâtisseries. Bouchées à la reine.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- bouchées — pluriel — /buʃe/
- bouchée — singulier — /buʃe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bouchée#10355.