bouc
nom, masculin, /buk/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (5 sens)
Littré (1873)
s. m.
Mâle de la chèvre, qui répand une odeur très forte et très désagréable. Puer comme un bouc. Fig. Homme très désagréable ou qu'on doit fuir. Fig. Barbe de bouc, barbe qu'un homme porte seulement sous le menton.
Ai-je besoin du sang des boucs et des génisses ? — Jean Racine (1639-1699)
Que fait le bouc en si joli bercail ? — Alexis Piron (1689-1773)
Dans le Lévitique, bouc émissaire, bouc que l'on chassait dans le désert, après l'avoir chargé des malédictions que l'on voulait détourner de dessus le peuple. Figurément, homme sur lequel on fait retomber les torts des autres.
Terme de l'Écriture. Réprouvé.
Pour faire le terrible discernement des boucs et des brebis — Massillon (1663-1742)
À moi, réprouvé, bouc infâme, Va brûler, dira-t-il — Boileau (1636-1711)
Outre remplie de vin ou d'huile. Un bouc d'huile.
Poulie garnie de cornes de fer pour faire monter une chaîne. Grande roue à eau dans une forge.
Étymologie : Wallon, bo, boc ; bourguig. bô ; provenç. boc ; aragonais, boque ; du celtique : gaél. boc, buic ; bas-bret. buch ; cornw. byk et bouch ; irland. boc ; il y a bien Bock dans l'allemand ; mais les étymologistes pensent qu'il y est venu des langues romanes. Dans l'ancien français, au nominatif singulier, li bous, au régime, le bouc.
Historique : XIIIe s. Quant uns bouz passe par PetitPont La chievre est plus saine du bouc ; et se li bouz est de grant eage.... XVIe s. Ils vindrent de boucq-estourdy trouver M. le connestable dedans ses tranchées, sans demander ny prandre hostaiges Il s'y est allé jetter de bout estourdy, sans mon commandement ny pouvoir, pour y estre obey
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Animal à cornes, qui est le mâle de la chèvre. Bouc puant. Une peau de bouc. Les cornes d’un bouc. La barbe d’un bouc.
Fig. et fam., Barbe de bouc se dit de la Barbe d’un homme lorsqu’il n’en a que sous le menton.
En termes de Botanique, Barbe-de-bouc se dit du Salsifis sauvage.
En termes d’Ancien Testament, Bouc émissaire, Bouc que l’on chassait dans le désert, après l’avoir chargé des malédictions qu’on voulait détourner de dessus le peuple. Il s’emploie, figurément et familièrement, en parlant d’une Personne sur laquelle on fait retomber les torts des autres. Ils l’ont pris pour leur bouc émissaire.
En termes de Nouveau Testament, Au jour du Jugement, JÉSUS-CHRIST séparera les agneaux, les brebis d’avec les boucs, Il séparera les bons d’avec les méchants, les élus d’avec les réprouvés.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- boucs — pluriel — /buk/
- bouc — singulier — /buk/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bouc#10316.