bonhomme

bonhomme

adjectif, /bonɔmə/ ou /bɔnɔmə/

Grammaire et formes (2)
  • bonhommes — pluriel — /bɔnɔmə/ ou /bonɔmə/
  • bonhomme — singulier — /bɔnɔmə/ ou /bonɔmə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bonhomme#10101.

bonhomme

nom, masculin, /bonɔmə/ ou /bɔnɔmə/

Définitions

  1. Familièrement, homme d'un certain âge, souvent évoqué avec sympathie ou condescendance.

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  2. Personnage simple, sans malice, parfois naïf.

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  3. Représentation schématique d'une figure humaine, notamment tracée par un enfant.

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Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (9 sens) — Académie 1935 (8 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Homme plein de bonté, de facilité. Faire le bonhomme, affecter la bonté, la simplicité. Dans ce sens : un faux bonhomme. Adjectivement.

    Le moine [envoyé en prison à Barbezières] se trouva un bonhomme qui, gagné par la compassion, alla avertir M. de Vendôme — Saint-Simon (1675-1755)

    Mélac, doux et très bonhomme, souffrait tout de ses amis — Saint-Simon (1675-1755)

  2. Homme simple et peu avisé. C'est un bonhomme qui se laisse mener.

  3. Homme qui commence à vieillir.

    Le bonhomme Broussel eut scrupule de souffrir que son nom fût allégué comme un obstacle à la paix — Cardinal de Retz (1613-1679)

    Les comtes font traîner ce bonhomme en prison — Pierre Corneille (1606-1684)

  4. Anciennement, parmi les gens de guerre, le bonhomme, le paysan. Vivre aux dépens du bonhomme. Jacques Bonhomme, le paysan français.

  5. Familièrement, et par opposition, un petit bonhomme, un petit garçon.

    On ne manqua pas de faire beaucoup babiller le petit bonhomme — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  6. Figure dessinée négligemment, et aussi, figure en plomb qui sert de jouet aux enfants.

  7. Nom vulgaire du bouillon-blanc, plante.

  8. Outil du verrier. Outil du vitrier.

  9. Bons-hommes, religieux établis l'an 1259, en Angleterre, par le prince Edmond ; ils professaient la règle de St Augustin et portaient un habit bleu. On donna en France ce nom aux Minimes à cause du nom de Bonhomme que Louis XI avait coutume de donner à saint François de Paule, leur fondateur. Les Albigeois affectaient de prendre le nom de Bons-hommes. Les bons-hommes, chefs de la république de Florence au XIIIe siècle.

Étymologie : Bon, homme ; Berry, bounhoume, paysan, bounhoumerie, endroit habité par des paysans ; wallon, bouname ; namurois, boulome, homme, mari. On voit que le paysan se nomme lui-même bonhomme, c'est-à-dire l'homme, le mari, le maître de la maison ; c'est de ce mot que les gens de guerre avaient fait un sobriquet.

Historique : XIVe s. La quele Jaquete dist au dit Lorens en lui presentant à boire : Tenez, bon homme, buvez ; lors le dit Lorens se prinst à courroucier : tu as menti comme fausse ribaude, je ne suis pas bon homme ; car ma femme est plus prude femme que tu n'es XVe s. Le suppliant, sans penser à aucun mal, dist à celui Beluc : ....bon-homme.... À quoy respondit icelui Beluc telles paroles : comment bon homme ? suis-je coqu ? Aliames fut detenuz prisonniers pour le souppechon de avoir esté en l'ost et bataille des Hurons nommez Jacques Bonshommes, à l'encontre des nobles XVIe s. Pourtant oy-je fait vœu à S…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Homme simple, peu avisé, qui se laisse dominer et tromper. C’est un bonhomme à qui l’on fait croire tout ce que l’on veut. Un bonhomme de mari.

  2. Un faux bonhomme, Celui qui, par finesse ou pour son intérêt, affecte la bonté, la simplicité, le désintéressement. Ne vous fiez pas à son air patelin, ce n’est qu’un faux bonhomme.

  3. Il se dit aussi familièrement d’un Homme d’un âge avancé. Le bonhomme se porte encore bien. Un vieux bonhomme. Dans ce sens il a une sorte de féminin, Bonne femme. La bonne femme n’en peut plus.

  4. Par familiarité et par hauteur, on dit quelquefois Bonhomme, Bonne femme, en parlant à un Homme, à une femme du peuple ou de la campagne, quel que soit leur âge.

  5. Un petit bonhomme se dit d’un Petit garçon. Ces petits bonshommes sont bien turbulents.

  6. Absolument, Le bonhomme se disait autrefois, parmi les gens de guerre, des Paysans en général. Vivre aux dépens du bonhomme. C’est dans ce sens qu’on a dit aussi Jacques Bonhomme, Le paysan français.

  7. Il signifie familièrement Figure de plomb ou de papier découpé qui sert de jouet aux enfants et aussi Figure dessinée négligemment. Dessiner des bonshommes sur le mur. Faire des bonshommes.

  8. Fig. et fam., Aller son petit bonhomme de chemin, Vaquer à ses affaires, poursuivre ses entreprises tout doucement, sans éclat et sans heurt.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (3)
  • bonhommes — pluriel — /bɔnɔmə/ ou /bonɔmə/
  • bonshommes — pluriel
  • bonhomme — singulier — /bɔnɔmə/ ou /bonɔmə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bonhomme#10100.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.