bondé · bonde

bondé

adjectif, /bɔ̃de/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Navire bondé.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • bondées — pluriel féminin — /bɔ̃de/
  • bondés — pluriel masculin — /bɔ̃de/
  • bondée — singulier féminin — /bɔ̃de/
  • bondé — singulier masculin — /bɔ̃de/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bondé#10094.

bonde

nom, féminin, /bɔ̃də/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Large ouverture de fond, destinée à laisser écouler toute l'eau de l'étang quand on retire le tampon qui la bouche ordinairement. Par extension, la pièce de bois qui sert à boucher la bonde.

  2. Trou rond par lequel on remplit un tonneau. Le morceau de bois qui sert à boucher la bonde d'un tonneau. On dit plus souvent bondon. Fig.

    Notre amante Lâche la bonde aux pleurs cette fois-là — La Fontaine (1621-1695)

    En levant les bondes des digues — Bossuet (1627-1704)

  3. Pièce de cuivre garnie d'un rebord et qu'on soude sur la faïence d'une cuvette de garde-robe.

Étymologie : D'après Diez, de l'allemand : suisse, punt ; souabe, bunte ; ancien haut-all. s-punt ; angl. bung. Étymologie très vraisemblable, mais qui rencontre une difficulté dans l'historique où bonde signifie borne (angl. bound). Que de bone, ancienne forme de borne, on ait fait bonde, c'est ce qui se peut très bien, par l'attraction de l'n pour le d, comme rendre de reddere ; qu'on ait passé du sens de borne, soit en raison de l'usage, soit en raison d'une assimilation de forme, au sens de bonde ; cela se conçoit aussi ; et dès lors, vu l'historique, il semble qu'on ne peut séparer bonde de bone ou bo

Historique : XIIIe s. Et je otroie que li abes [abbé] et li convens devant dit fassent fossez entour leur bos, de bonde en bonde [borne] toutes les fois que il vourront Tant que de son corps soit desvorce L'ame à qui donna si grant bonde [limite] Charité qui en lui habonde Que jusqu'au ciel monter l'efforce XVe s. Avoient rapporté les Normands que cette armée [anglaise] se mettoit sus à l'encontre des bondes [frontières] de Normandie C'est grant peine que de vivre en ce monde, Encore est ce plus peine de mourir ; Si convient-il, en vivant, mal souffrir, Et, au derrain, de mort passer la bonde [borne] Princ…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Ouverture destinée à faire écouler l’eau d’un étang, d’un tonneau. Ouvrir, fermer la bonde.

  2. Il se dit aussi du Tampon ou pièce de bois qui bouche cette ouverture. Lever la bonde. Hausser la bonde. Quand il s’agit d’un tonneau de vin, on dit aussi BONDON.

  3. Fig. et fam., Lâcher la bonde à ses larmes, à ses plaintes, lâcher la bonde à sa colère, etc., Donner un libre cours à ses larmes, à ses plaintes, à sa colère, etc.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • bondes — pluriel — /bɔ̃də/
  • bonde — singulier — /bɔ̃də/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bonde#10080.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.