bonace

bonace

nom, féminin, /bonasə/ ou /bɔnasə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Calme de la mer après un orage. Nous eûmes une grande bonace.

  2. Fig. Ce mot, très usité dans le XVIIe siècle, au figuré, ne l'est plus guère maintenant en ce sens.

    Un orage si prompt qui trouble une bonace — Pierre Corneille (1606-1684)

    Je changeai d'un seul mot la tempête en bonace — Pierre Corneille (1606-1684)

Étymologie : Provenç. bonassa ; espagn. bonnaza ; portug. bonança ; ital. bonaccia ; de bonus, bon.

Historique : XVIe s. Ilz passerent en la Sicile si seurement et en bonace si grande, qu'ilz tiroient leurs chevaulx après eulx par les renes, nageans au long de leurs bateaulx Le fonds du pré, estant eschauffé par la bonasse du temps, sera arrousé de fois à autre Jusques à ce que la terre, par la bonnasse de la saison, naturellement se revest de nouveaux herbages

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. de Marine — Calme, tranquillité de la mer après ou avant une tempête. Un temps de bonace. Cette tempête fut précédée d’une bonace.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • bonaces — pluriel — /bɔnasə/ ou /bonasə/
  • bonace — singulier — /bɔnasə/ ou /bonasə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bonace#10063.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.