boisseau

boisseau

nom, masculin, /bwaso/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Ancienne mesure de capacité pour les matières sèches, valant 13 litres, 01, ou 13 litres plus un centième réduits à 12 litres 50, c'est-à-dire au demi-quart de l'hectolitre, lorsqu'on voulut ramener les anciennes mesures aux mesures métriques. Vendre, mesurer au boisseau. Ce que cette mesure contient. Un boisseau de blé, de sel. Fig. Il ne faut pas mettre la lampe, le chandelier, la lumière, etc. sous le boisseau, il ne faut pas cacher la vérité aux hommes.

    Cette lumière qui était sous le boisseau éclaire présentement tout le monde — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Dieu ne vous a pas mise sous le boisseau, mais sur le chandelier — Fénelon (1651-1715)

  2. Trou conique d'une cannelle, qui reçoit la clef. Cylindre creux qui fait partie du moulin destiné à la préparation du tan. Chacun des cylindres dont se compose un tuyau de latrines ou de poêle. Petit pot de terre sans fond à l'usage du fabricant de pipes.

Étymologie : Berry, bossiau ; boisteau, dans quelques provinces, d'après Du Cange ; angl. bushel ; bas-lat. bustellus, bussellus, bissellus. Il y a deux étymologies pour ce mot : celle de du Cange est le bas-latin buza ou buta, cuve, tonneau (voy. BOTTE 3), en vieux français, boise, d'où un diminutif boissel, boucel, en provençal, bossel, en italien, botticello. Celle de Diez est le bas-latin bustia, en français boiste (voy. BOÎTE), en provençal, bostia ; d'où un diminutif bustellus, boisteau, et aussi boisseau ; d'autant plus admissible qu'on trouve, dans le provençal, boissa à côté de bostia. Cette derni

Historique : XIIIe s. Li meunier de grant Pont pueent prendre de chascun sestier de blé ou de aucun autre grain mandre [moindre], un boissiel, mès plus n'en pueent il pas prendre se il n'est bestens [temps contraire] Sauniers ne saunieres qui vendent sel à mines ou à buissiaus, à fenestres ou à estal, doivent chascun an trois sols de hauban Trop l'i a fet dolereus merc, Parmi la plume del aubert Fist de sanc saillir plein boisel, Par le champ en cort le ruisel Après a fait un boissel prendre.... Qu'il empruntout itel mesure XVe s. Il luy paroissoit homme à n'avoir pas toujours eu les pieds dans un boisseau

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Ancienne mesure de capacité pour les matières sèches. Il se dit et du Vaisseau et de Ce qu’il peut contenir. Le boisseau était plus fort dans telle province que dans telle autre.

  2. Par analogie, en termes d’Arts, il se dit de Tout appareil cylindrique qui rappelle la forme de cette mesure.

  3. Prov. et fig., dans le langage de l’écriture sainte, Mettre la lampe, la lumière sous le boisseau, Cacher aux hommes la vérité, refuser de les éclairer.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • boisseaux — pluriel — /bwaso/
  • boisseau — singulier — /bwaso/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée boisseau#9978.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.