blême

blême

adjectif, /blɛmə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Très pâle, plus que pâle. Par extension. Un jour blême.

    Adieu, vous voyez trop en mon visage blême Que m'arracher à vous c'est m'ôter à moi-même — Jean Mairet (1604-1686)

    À cet objet d'horreur, l'œil troublé, le teint blême, J'ai demeuré longtemps plus morte que lui-même — Rotrou (1609-1650)

Étymologie : D'après Diez, de l'ancien scandinave blâmi, couleur bleue, de blâ, bleu (voy. BLEU), d'où livide, blême, étymologie qui paraît tout à fait justifiée par le mot bleime, et par une acception de blesmir dans la Chanson de Roland.

Historique : XVIe s. La couleur du portraict est blesme, Et la mienne est tousjours de mesme Et lui devint la couleur blesme, et les levres bleues, et les extremités froides

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj. des deux genres

  1. Qui est extrêmement pâle. On ne le dit guère que du visage, du teint. Avoir le visage blême. Avoir le teint blême. Sa maladie l’a rendu fort blême, tout blême. Il devint blême de frayeur, blême de colère.

  2. Figurément, il peut se dire même des choses, surtout en Poésie. Le rivage blême, en parlant des Bords du Styx. Un jour blême.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • blêmes — pluriel — /blɛmə/
  • blême — singulier — /blɛmə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée blême#9887.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.