blasphémé · blasphème

blasphémé

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Outragé par le blasphème.

    Dieu veut être aimé ; Il venge tôt ou tard son saint nom blasphémé — Jean Racine (1639-1699)

    Nos frères gémissants, notre Dieu blasphémé — Voltaire (1694-1778)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée BLASPHÉMÉ, ÉE.

blasphème

nom, masculin, /blasfɛmə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Paroles qui outragent la Divinité, la religion. Dire, proférer des blasphèmes.

    Il vomit des blasphèmes contre le Très Haut — Bossuet (1627-1704)

    Si par son repentir, favorable à soi-même, De sa voix sacrilége il purge le blasphème — Rotrou (1609-1650)

  2. Par exagération, propos qui outrage. C'est un blasphème de parler de lui comme vous faites. Il disait qu'on n'avait jamais proféré un si grand blasphème contre l'amitié.

Étymologie : Voy. BLASPHÉMER ; provenç. blaspheme.

Historique : XIIe s. Il ne dit mie blafeme el saint Espirit, et por ceu a-il conceut misericorde XIVe s. Pour diffamer l'estat d'icellui suppliant et donner blaspheme deshonnorable XVIe s. De peur qu'ils ne tresbuchent en blaspheme irremissible Blasphemes enormes Oh ! l'ay je dit ? helas ! l'ay je songé, Ou si pour vray j'ay dit blaspheme telle

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. S'est dit quelquefois pour blasphémateur. Inusité.

    De Volgesie enfin, cette aimable héritière.... Qui m'a vu renverser, sacrilége et blasphème, L'image du soleil qu'elle adore elle-même — PEYRAUD DE BEAUSSOL

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Parole qui outrage la Divinité ou qui insulte à la religion. Blasphème horrible, exécrable. Proférer un blasphème. Dire un blasphème.

  2. Il signifie quelquefois, par exagération familière, Discours ou propos injuste, déplacé. On ne peut médire de cet homme-là sans faire un blasphème, sans blasphème. De telles critiques sont des blasphèmes.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • blasphèmes — pluriel — /blasfɛmə/
  • blasphème — singulier — /blasfɛmə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée blasphème#9725.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.