blâme
nom, masculin · /blamə/
Usage : d'usage courant (3.38 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Jugement défavorable exprimé publiquement à l'égard de quelqu'un ou de son action.
Le conseil a exprimé un blâme public à l'égard du maire.
Synonyme : réprobation.
« Les louanges étaient précieuses, parce qu'elles se donnaient avec connaissance ; le blâme piquait au vif les cœurs généreux et retenait les plus faibles dans le devoir »Bossuet (1627-1704)
« Après m'avoir chéri quand je vivais sans blâme, Qui m'aima généreux me haïrait infâme »Pierre Corneille (1606-1684)
Sanction disciplinaire officielle, moins grave qu'un renvoi, infligée à une personne pour une faute professionnelle ou de conduite.
L'employé a reçu un blâme pour ses retards répétés.
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- blâmes : pluriel · /blamə/
- blâme : singulier · /blamə/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 3 sens
s. m.
Expression de l'opinion, du jugement par lequel on trouve quelque chose de mauvais dans les personnes ou dans les choses. Le blâme et l'éloge. Encourir un blâme sévère. Il ne mérite pas le blâme. Imputer à blâme, reprocher à quelqu'un une action comme une faute.
Les louanges étaient précieuses, parce qu'elles se donnaient avec connaissance ; le blâme piquait au vif les cœurs généreux et retenait les plus faibles dans le devoirBossuet (1627-1704)
Épargnez-vous le blâme D'un coup peu convenable à la main d'une femmeRotrou (1609-1650)
Reproche, tache.
Après m'avoir chéri quand je vivais sans blâme, Qui m'aima généreux me haïrait infâmePierre Corneille (1606-1684)
Terme de jurisprudence. Réprimande faite par le juge.
Étymologie : Voy. BLÂMER ; provenç. blasme ; anc. espagn. blasmo ; ital. biasimo.
Historique : XIe s. Dist Oliviers : d'ice ne sai-je blasme Cil qui là sont n'en deivent aveir blasme XIIe s. Par ma foi, Guenes, vous avez blasme grant XIIIe s. Il s'en alla en une nef de marcheans et guerpi l'ost, dont il reçut grant blasme Chose que on ne puist [puisse] à mal blasme atourner Et non pourquant jà pour moi ne demourra, ne je ne voel que on m'en mette blasme sus XVe s. Or fut moult grant blasme [action blâmable] pour les premiers, et mieux leur valsist estre ordonnés à l'ordonnance du vaillant chevalier que ce qu'ils firent Je veux bien que vous sachiez que je ne suis pas celle qui fera tel …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens
n. m.
Opinion défavorable qu’on exprime à propos de quelqu’un ou de quelque chose. Tout flatteur mérite le blâme. Une action digne de blâme. Encourir le blâme. éviter le blâme. Porter tout le blâme d’une chose. Tout le blâme en tombe sur lui, en retombe sur lui. Rejeter sur un autre tout le blâme de quelque chose. Je veux bien prendre sur moi le blâme de cette affaire. S’attirer le blâme de tous les honnêtes gens.
En termes de Jurisprudence criminelle, il se disait d’une Réprimande faite par le juge à la suite d’une sentence ou d’un arrêt. La peine du blâme était infamante.
Par extension, en termes de Discipline administrative ou scolaire, il se dit de la Réprimande pour fautes de gestion ou pour insubordination adressée à un fonctionnaire ou à un élève.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée blâme#9874.