bille

bille

nom, féminin, /bijə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (6 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Boule d'ivoire servant au jeu de billard.

  2. Petites boules de pierre ou de marbre qui servent à des jeux d'enfants. Fig. Être à billes pareilles, à billes égales, se dit de deux personnes qui dans une concurrence n'ont point d'avantage l'une sur l'autre.

    Ah ! bien, bien, billes pareilles — Michel Baron (1653-1729)

Étymologie : Espagn. billa ; ital. biglia. Diez conjecture que ce mot vient du germanique : haut-allemand moyen, bickel ; flamand, bikkel, osselet dont les enfants se servent pour jouer. Mais le sens n'est pas satisfaisant ; et il faut plutôt songer à une assimilation vicieuse entre bille (voy. BILLE 2) et bulla (voy. BOULE), assimilation dont il reste une trace évidente dans billette et bullete (voy. BILL).

Historique : XIIe s. Li trois enfant que il ot engendrez, Jeuent et rient et tiennent pain assez ; à la billette jeuent desus le sel [les sacs de sel] XIIIe s. Par foi n'i donroie une bille, Ce dit Tybert, en elz n'en toi .... Ceste closture Qui n'est pas faite en quarreüre, Ains est si ronde et si soutille, Qu'onques ne fu beril en bille De forme si bien arrondie Mais en vain me travaillerai ; Tout ne me vaudroit une bille XIVe s. Alons faire [jouer] ceste quarte de vin au jeu des billes Quant Felix voulut biller son coup, il prit sa bille, et, la cuidant ferir, elle echeut à terre XVe s. Sont-ce coups d'…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Pièce de bois de toute la grosseur de l'arbre, destinée à être mise en planches.

  2. Bille d'acier, morceau d'acier carré

  3. Jouer à la bille, faire sauter la bille. On dit plus ordinairement jouer au bâtonnet, faire sauter le bâtonnet.

  4. Bâton dont le peaussier et l'emballeur se servent pour tordre et serrer.

  5. Outil du perceur d'aiguilles, de l'orfévre.

  6. Rejeton qui pousse au pied d'un arbre. Branche d'arbre coupée par les deux bouts, propre à mettre en pépinière.

Étymologie : Wallon, bèie, bâton et quille ; anc. franç. bille, quille, dans un texte du XIVe siècle : quilliae, quae in partibus illis [Bapaume] vocantur gallice billes, DU CANGE, billa ; bas-lat. billa et billus dans un texte du XIIe siècle, branche, tronc d'arbre ; du celtique : irland. bille ; bas-bret. bill, pill ; gall. pill, tronc d'arbre.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Boule d’ivoire avec laquelle on joue au billard. Pousser une bille. Bille blanche. Bille rouge, etc. La partie ordinaire se joue avec trois billes, deux blanches et une rouge. Coller, décoller une bille. Doubler une bille.

  2. Prov. et fig., Ils sont à billes pareilles, à billes égales, se dit de Deux hommes qui, dans une concurrence, n’ont aucun avantage l’un sur l’autre.

  3. Il se dit aussi de Petites boules de pierre ou de verre qui servent à des jeux d’enfants, d’écoliers. Jouer aux billes. Une partie de billes.

  4. Roulement à billes, en termes d’Arts, désigne un Organe de machine qui remplace le frottement de glissement par le frottement de roulement, grâce à l’interposition d’une ou plusieurs rangées de billes en acier.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • billes — pluriel — /bijə/
  • bille — singulier — /bijə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bille#9396.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.