biez

biez

nom, masculin

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Fossé creusé à côté d'une rivière pour l'usage d'un moulin, et pris d'assez loin pour pouvoir ménager une chute d'eau ou au moins une pente qui augmente la rapidité de l'eau. Le conduit se nomme buse quand l'eau tombe sur la roue, et coursier quand elle passe au-dessous.

Étymologie : Norm. bieu, ruisseau ; génev. bi ; wallon, bi ; rouchi, biéfe ; piém. bial ; génois, beo ; bas-lat. bedale, biale, beale, bedum, becium, byesium ; du germanique : angl. saxon, bed ; anc. nord, bedr ; anc. haut allem. betti ; allem. moderne, Bett, proprement lit, par suite lit d'une rivière, d'un fossé, conduit. Il y a bien dans le bas-breton béz, fossé, mais isolé et sans congénère dans les autres langues celtiques. Biez en deux syllabes, de Wace, vient de bedale ; biez monosyllabe vient de bedum.

Historique : XIIe s. De faire bieus, murs e fossés Tuz en jur [les paysans] sont semons de plaiz : Plaiz de forez, plaiz de moneies, Plaiz de biez et plaiz de moutes [moûtures] XIIIe s. Sire, ce n'est marliere viez, Ne grant fousez, ne parfont biez, Ainz est abimes vraiement Que tute la grant ewe fait isir de sun bied

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée BIEZ.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.